Trilogie de la Poussière, tome 1: La belle Sauvage – Philip Pullman

Synopsis:

À l’auberge de la Truite, tenue par ses parents, Malcolm, onze ans, voit passer de nombreux visiteurs. Tous apportent leurs aventures et leur mystère dans ce lieu chaleureux. Certains sont étrangement intéressés par le bébé nommé Lyra et son dæmon Pantalaimon, gardés par les nonnes du prieuré tout proche. Qui est cette enfant ? Pourquoi est-elle ici ? Quels secrets, quelles menaces entourent son existence ? Pour la sauver, Malcolm et Alice, sa compagne d’équipée, doivent s’enfuir avec elle. Dans une nature déchaînée, le fragile trio embarque à bord de La Belle Sauvage, le bien le plus précieux de Malcolm. Tandis que despotisme totalitaire et liberté de penser s’affrontent autour de la Poussière, une particule mystérieuse, deux jeunes héros malgré eux, liés par leur amour indéfectible pour la petite Lyra, vivent une aventure qui les changera pour toujours.

Mon avis:

Je remercie les Editions Gallimard Jeunesse/On lit plus fort pour leur confiance renouvelée.

La trilogie A la croisée des mondes constitue une de mes premières lectures en fantasy et je l’avais dévorée. Bien que je ne me souvienne pas de tous les détails, je me rappelle néanmoins que je n’aimais pas trop Lyra, la jugeant immature et trop impulsive mais que j’avais tout de même énormément apprécié ma lecture. J’ai encore la fin en tête que je trouvais tristounette et j’avais été surprise par le caractère religieux du roman. C’était il y a pratiquement vingt ans.

Alors, dire que j’avais peur d’être perdue serait un euphémisme, surtout que j’ignorais que La belle sauvage constitue le premier tome d’une trilogie préquelle. C’est donc avec une grande appréhension que je me suis plongée craintivement dans cette lecture et ai fait la rencontre de Malcolm.

Le premier constat que j’ai noté, c’est que je n’avais pas à avoir peur. Je suis entrée immédiatement dans le récit. Malcolm est un petit garçon qui travaille dans l’auberge de ses parents et avide de savoir. Il a l’esprit affûté et n’est pas dénué de courage. A travers son regard, nous plongeons dans un monde où la religion est en train de prendre le pas sur tout le reste, où ceux qui sont versés dans la science commencent à être persécutés et où il vaut mieux se taire et jouer les simples d’esprit pour sauver sa peau.

A côté de lui, un autre personnage se démarque, Alice. Elle et Malcolm ne sont pas amis mais par la force des choses, ils vont s’allier pour protéger Lyra, alors bébé.

Tôt ou tard, la pluie va cesser et le soleil va réapparaître. Toutes les inondations ont une fin.

C’est une vraie épopée que nous vivons ici. En effet, nos deux héros traversent de sacrées épreuves et je me suis surprise plusieurs fois à avoir peur comme si ma vie en dépendait. J’ai ressenti tout ce qu’ils ont vécu. Horreur, angoisse, peur se mêlent à d’autres sentiments, heureusement plus positifs, tels que l’admiration ou l’amour qu’ils éprouvent pour la petite Lyra.

L’aventure que ces enfants vivent est intense. Les enjeux auxquels ils font face les dépassent de très loin et leur seule arme est leur volonté. On ne peut qu’être ébahis devant la force de caractère qu’ils révèlent. Franchement, je suis soufflée. J’ai été énormément épatée.

L’action est riche en mystères. La magie environnante imprègne jusqu’aux pages mêmes du roman. Je ne me souvenais pas d’à quel point l’univers de Philip Pullman est complexe et riche. J’ai été captivée.

Je ressors de La belle sauvage avec une grande satisfaction. J’ai été conquise jusqu’à la dernière page et moi qui râlais parce que je n’aime pas le principe des préquels en plusieurs volumes, je suis impatiente de découvrir la suite. La magie a opéré au-delà de ce que j’aurais espéré.

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