Hate to love – Penelope Douglas

couverture

Synopsis:

Depuis plus de sept ans, Misha et Ryen échangent des lettres. Des lettres dans lesquelles ils se racontent, se livrent, se soutiennent. Une seule règle : ne jamais chercher à se rencontrer. Un interdit qui a convenu à Misha pendant toutes ces années. Il n’a pas besoin de connaître le visage de Ryen pour qu’elle soit sa muse, son inspiration, celle pour qui il écrit ses chansons et, quelque part, son âme sœur. Mais, un soir, il croise une jeune fille dont les goûts excentriques se rapprochent un peu trop de ceux que Ryen lui a décrits dans ses lettres pour que ce soit une coïncidence… Et alors, face à cette jeune fille d’une beauté solaire, renversante, Misha n’a aucun doute : il sait que c’est elle. Maintenant, impossible de résister, il doit s’approcher. Quitte à ne jamais révéler à Ryen qui il est vraiment. Et quitte à découvrir une Ryen bien différente de l’idéal qu’il s’était imaginé…

Mon avis:

Je remercie les Editions Harlequin pour leur confiance.

Lorsque j’ai commencé ce roman, je m’attendais à une romance classique, du genre « deux personnes s’écrivent, tombent amoureuses l’une de l’autre et quand elles se rencontrent, c’est génial ». En fait, Hate to love traite le thème de manière complètement différente.

Nous découvrons les héros séparément puis à travers le regard de l’autre. Autant dire que j’ai été dépaysée car l’image que je me faisais des personnages a éclaté. Si Misha découvre une Ryen différente de celle qu’il imaginait, cela a également été mon cas concernant ces deux-là. Car, tout ce que j’imaginais a leur propos vole en éclats. En effet, tous deux ont bien plus à nous dévoiler que ce que l’on voit.

La même chose peut être dite de l’histoire.

This is a big ass world and when we leave our small towns, we’re going to find our tribe. If we don’t stay true to ourselves, how will they recognize us? (Both os us, because you know we’re in the same tribe, right?) And even if it’s just the two of us, it will be the best.

Au premier abord, c’est une relation de haine qui semble s’établir entre les héros. Ils s’envoient des piques, se cherchent, se titillent, se provoquent. On est énervé pour eux. Ils ne se comprennent pas.

Et puis, en fait, sans qu’on ne s’en rende compte, c’est autre chose. Nous découvrons une intrigue et des personnages bien plus complexes. Et là, on est déjà accroc.

It feels like shit to be alone. To be in a place full of people and feel like they don’t want you there. To feel like you’re at a party you weren’t invited to. No one even knows your name. No one wants to. No one cares.

En parallèle, l’auteure traite de thèmes qui nous parlent forcément, la solitude, le fait de chercher sa place en ce monde. Par le biais de Manny, elle nous fait réagir. Elle ne place pas de mots tout de suite dramatiques mais l’idée est subtilement implantée et elle fait mouche. Purée, oui, si j’ai déjà relu ce roman plusieurs fois, c’est parce qu’il y a toujours des indices diffusés par-ci, par-là et qui nous font réfléchir.

One of you assholes pushes my tray into my clothes and dumps food all over me and the first thing everyone does it take out their phones. And then, I have to relive it through pictures in my newsfeed every hour – even days and weeks later. Over and over again. I can’t get away from it anymore. Not even when I leave school […] The pressure, the gossiping, the bad feelings, it follows us home online. There’s no break from it.

Vous l’aurez compris, la romance n’est pas le seul thème de cette histoire. Elle joue sur notre empathie et notre corde sensible pour nous inciter à changer nos comportements et nous faire grandir.

Les personnages vivent des choses plus ou moins heureuses mais malgré ça, il y a toujours une lueur d’espoir. On a envie, comme ses héros, de croire que tout va s’arranger pour le mieux. Qu’il y a toujours une chance de rédemption pour ceux qui le veulent.

No one does you better than you. You can’t be replaced.

Il faut bien qu’il y ait un fin à ce roman mais je pense qu’il résonnera encore en moi. Je l’ai aimé de bout en bout et je sais déjà que je le relirai avec plaisir encore beaucoup de fois.

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