Trilogie Gary Cook, tome 1: Le pont des oubliés – Antoine Jaunin et Romain Quirot

couverture

Synopsis (Sortie 31 août 2017):

Gary Cook a grandi sous le pont des Oubliés, l’un des derniers refuges sur cette Terre condamnée. A quinze ans, il passe le plus clair de son temps avec Max et Elliott à bord du Neptune, leur modeste bateau de pêche. Les trois amis rêvent de prises fabuleuses et d’aventure. Autour d’eux, pourtant, le monde touche à sa fin. Chaque année, d’immenses navettes surgissent de la mer pour fuir dans l’espace. Des navettes auxquelles les Oubliés n’ont pas accès – jusqu’au jour où Gary apprend que pour la première fois, l’équipage vainqueur de la terrible course fantôme gagnera sa place à bord du Deucalion VII. S’ils veulent faire partie du voyage, Gary, Elliott et Max vont devoir prendre tous les risques.

Mon avis:

Je remercie Nathan-Lire en Live pour ce partenariat.

Ce roman écrit à quatre mains est décrit comme un mélange de Mad Max et de Miyazaki et bien que je n’ai pas été conquise par la première référence, la seconde m’a incitée à me pencher dessus de plus près.

Nous sommes dans un monde en voie d’extinction, recouvert par les eaux. L’humanité vit ses derniers moments. Les plus riches ont la possibilité de pouvoir tenter leur chance ailleurs en s’envolant dans l’espace tandis que les plus pauvres vivent dans une espèce de brume permanente. Seuls, les anciens se souviennent du soleil, ou du téléphone, ou des bonbons, de tout ce qui composait l’époque d’avant. Les plus jeunes survivent grâce à la pêche.

Gary Cook, notre héros, est de ceux-là. Vivant avec son père, lui et ses deux meilleurs amis, Elliott et Max, rêvent d’une autre vie. Mais ils sont brutalisés par Dean à longueur de temps. Dean qui semble être en colère contre le monde entier.

Tout change quand ils rencontrent Lucie. Sortie d’on ne sait où, elle apporte de la fraîcheur et sa bonne humeur au trio, les faisant sortir de leur coquille et incitant Gary à se poser des questions.

Tu comptes passer ta vie à fuir devant les obstacles, sans jamais prendre de risques?

Au premier abord, Gary n’est pas très sympathique. Il ne s’affirme pas. Il se laisse bouffer par ses peurs. C’est un couard qui ne s’assume pas et qui s’assume pas ses sentiments. Honnêtement, je ne l’aime pas beaucoup.

Pourtant, l’histoire a un sens parce qu’on la découvre à travers le réveil progressif de Gary. Peu à peu, il ouvre les yeux sur ce qui l’entoure.

La vraie bravoure, c’est de sortir du chemin du chemin que le sort a tracé pour toi.

Pour moi, l’ambiance du récit rappelle plutôt celle du Petit Prince. J’ai d’ailleurs hésité à en écrire une chronique avec mon analyse pour approfondir le pourquoi de l’ambiance. Mais j’ai renoncé car finalement, on ne peut appréhender la beauté de ce roman qu’en le lisant soi-même.

Donc, Gary Cook a cette ambiance de solitude, de tristesse et de mélancolie propre au Petit Prince. Une sorte de poésie se matérialise dans les réflexions du héros quand il se laisse aller à réfléchir vraiment.

Si tu ne sais pas pourquoi tu te bats, tu n’as aucune chance de gagner.

Quant à l’action, elle est différente. Là, je comprends le rapprochement avec Mad Max. Les habitants du Pont des Oubliés ont cette rage de vivre et cette colère qui nous marquent tant dans le film. C’est brut. Ils sont prêts à tout pour arriver à leurs fins, quitte à oublier la morale. La désespérance les hante et ça se sent.

C’est pour tout cela que j’ai été embarquée. Ce premier tome me convainc. Sa justesse m’a fait vivre, l’espace de ces 396 pages, dans une société en fin de vie. Je me suis sentie petite face à tout ce qui s’est perdu. Sans adhérer au personnage de Gary, j’ai été prise dans l’histoire. J’ai adoré en suivre les rebondissements, passant par toute une palette d’émotions, notamment en ce qui concerne Dean et Elliott. Ce sont véritablement les personnages qui m’auront le plus émue.

Le pont des oubliés m’a donc fait passer un bon moment et j’attends sa suite avec impatience, surtout au vu des derniers chapitres qui versent dans l’onirisme et qui me rendent confuse.

Lire en Live

Publicités

2 réflexions sur “Trilogie Gary Cook, tome 1: Le pont des oubliés – Antoine Jaunin et Romain Quirot

Laisser une empreinte

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s