Saga Furious rush, tome 1 – S.C. Stephens

couverture

Synopsis:

Kenzie et Hayden se challengent mutuellement sur le circuit et cette énergie électrique se transformera bientôt en une intense et absolument interdite, attirance.
L’unique règle qui régit les rapports entre les deux équipes concurrentes est: aucun contact. Kenzie fait son possible pour respecter les règles mais lorsque son équipe rencontre une crise financière, elle cherche de l’aide auprès d’Hayden. Et si lors de ces rendez-vous nocturnes secret, la tension monte encore d’un cran, Kenzie a trop à perdre pour laisser libre cours à ses désirs. Surtout lorsqu’elle commencera à soupçonner Hayden de continuer les courses de rue illégales.

Mon avis:

Je remercie les Editions Hugo et Cie pour leur confiance.

Avant d’entrer plus amplement dans le vif du sujet, j’ai envie de pousser une gueulante contre Kenzie. Je l’ai trouvée fadasse en terme de caractère. Ses amies l’entraînent dans les moindres galères et elle, elle est incapable de s’y opposer, de s’affirmer. Alors, même si elle passe son temps à se prendre la tête avec Hayden, je la trouve faible en somme. J’aurais voulu qu’elle envoie carrément bouler ses amis quand ils dépassent les limites et qu’elle s’affirme face à son père. Je sais bien qu’elle cherche son approbation mais pour une fille qui est censée être forte et indépendante, son comportement ne correspond pas à ces épithètes.

Mais, parlons du récit: Kenzie et Hayden sont deux coureurs motos qui travaillent pour deux écuries (est-ce qu’on dit bien ça quand il s’agit de motos? Grosse question) concurrentes. Pire que concurrentes même car les responsables se haïssent viscéralement à cause d’une femme. C’est pour cela que rien que le fait de parler avec une personne de l’autre camp est punissable de licenciement sans sommation.

Kenzie et Hayden, c’est les Roméo et Juliette des circuits en somme. Comme si le fait d’être attiré l’un par l’autre n’était déjà pas compliqué, ils doivent faire face à des rumeurs insistantes qui pourraient leur nuire. Rumeurs qui se matérialisent ensuite dans des accidents autour d’eux.

Comment vous dire? Honnêtement, le monde de la course me laisse de marbre. Je n’aime déjà pas conduire alors m’imaginer vivre pour l’adrénaline que les héros ressentent en défiant les lois de la vitesse est au-dessus de moi.
Malgré tous les beaux efforts de l’auteure pour me faire partager cela et elle le fait très bien, ce n’est pas moi.

Cependant, en en faisant abstraction, j’ai été captivée par la relation qui se noue entre Kenzie et Hayden. J’ai adoré les voir interagir et peu à peu s’apprivoiser.

En dépit de quelques phrases qui m’ont fait lever les yeux au ciel, je me suis régalée de chacune de leurs scènes volées, de leurs moments de complicité qui transcendait tous leurs soucis autour d’eux pour dévoiler des personnages dont il est aisé de tomber amoureux.

Hayden a une aura de mystère qui attire magnétiquement. Ses actions sont supposées nous faire le voir comme un bad boy mais pour moi, c’est un incompris. Il est victime de son propre charme. Il ne parle pas beaucoup, ce qui ne l’aide pas, mais quand il le fait, on ne peut que craquer pour lui car il a un grand coeur. Il est très observateur et il fait attention aux personnes à qui il tient.

J’aime moins Kenzie car j’ai l’impression qu’elle est incapable de vivre sans sentir le poids du monde sur ses épaules. Elle dit ne pas supporter la pression mais, même si je suis d’accord sur le fait que son père lui en met beaucoup, elle s’en ajoute toute seule beaucoup et se créé des problèmes là où il suffirait juste qu’elle parle avec les autres. C’est dommage. Heureusement qu’Ayden est là pour la rendre plus supportable.

Les personnages secondaires ont une grande place dans le récit mais ils ne m’ont pas touchée plus que cela. Je n’ai pas aimé Nikki ni Myles à cause de leur comportement égoïste. Avec le recul, je réalise qu’en fait, toute l’action est complètement analogue à celle de Roméo et Juliette. J’y retrouve les mêmes ressorts.

Nous avons des drames, des rivalités, des velléités de vengeance, une histoire d’amour contrariée et secrète… Alors, il n’est pas difficile de se demander si la fin se terminera en drame.

Le rythme de l’action va crescendo. Alors que Kenzie assiste à des choses sans se poser les bonnes questions, on est interpellé, nous. On se demande « et si? ». On voit des complots partout. On élabore plein de théories. Parano? Non, mais les faits nous prouvent qu’il y a anguille sous roche. Alors, on dévore les pages de plus en plus vite. On est incapable de décrocher car on veut vérifier si on n’a pas raison en croyant telle ou telle chose.

Au final, comme toujours avec cette auteure, j’ai donc été tenue en haleine par l’histoire. Je n’en ai pas raté une miette et ce, alors que je n’accroche pas avec l’heroïne. Eh oui. Elle est très forte, SC Stephens! J’ai donc passé un très bon moment dans ce récit dont la fin me met indéniablement en appétit pour la suite.

hugo

Publicités