Words in deep blue – Cath Crowley

couverture

Synopsis (Traduction par moi) :

Il y a quelques années, Rachel avait un béguin pour Henry Jones. Le jour avant son déménagement, elle lui a laissé une lettre d’amour dans son livre préféré. Elle a attendu mais Henry n’est jamais venu. Aujourd’hui, Rachel revient s’installer dans la ville et elle s’apprête à travailler dans une librairie, avec le garçon qu’elle préfèrerait éviter. Mais Rachel a besoin de distraction. Son frère s’est noyé ils y a quelques mois et elle ne ressent plus rien. Alors que Rachel et Henry travaillent ensemble, entourés de livres, regardant des histoires d’amour se nouer et de dénouer, échangeant des lettres entre les pages, ils trouvent de l’espoir l’un en l’autre. Parce que la vie est peut-être incontrôlable, voire insupportable parfois mais il est possible que les mots, et l’amour, et les secondes chances soient assez.

Mon avis:

Je remercie Random House Children’s pour leur confiance.

Il n’a suffi que d’une chose pour que j’aie envie, non, le besoin de lire Words in deep blue, c’est le nom de Jennifer Niven sur le blurb.

L’histoire commence avec une lettre laissée par Rachel à son meilleur ami, Henry, alors qu’elle est sur le point de quitter la ville. Dans celle-ci, elle lui confesse son amour et le supplie de la choisir, elle, plutôt qu’Amy, la fille avec qui il sort en ce moment. Sauf qu’il ne se manifeste pas. Elle ne reçoit qu’un texto où il s’excuse d’avoir manqué son réveil et donc, son départ.

Des années après, Rachel est de retour. Tout a changé pour elle. Elle est en plein deuil. Elle ressent de la colère contre le monde entier parce qu’elle a perdu son petit frère, noyé. Elle qui adorait l’océan et qui se destinait à un métier en rapport avec la plongée sous-marine, elle ne s’approche même plus de l’eau.

Par la force des choses, elle se retrouve à travailler pour Henry, propriétaire d’une librairie spéciale. En effet, il ne vend que des livres d’occasions qui présentent la particularité d’être vivants: les gens peuvent les annoter comme bon leur semble et même y laisser des lettres.

Ce roman nous plonge donc littéralement dans l’univers des mots. Parce que tout le long de ces pages, j’ai eu l’impression d’être dans ces librairies où vous pouvez sentir le papier et la sciure de bois. Vous voyez de quoi je veux parler? Autant dire que cela se passe dans un univers que j’aime déjà.

Words matter, in fact. They’re not pointless, as you’ve suggested. If they were pointless, then they couldn’t start revolutions and they wouldn’t change history. If they were just words, we wouldn’t write songs or listen to them. We wouldn’t beg to be read to as kids. If they were just words, then stories wouldn’t have been around since before we could write. We wouldn’t have learned to write. If they were just words, people wouldn’t fall in love because of them, feel bad because of them, ache because of them and stop aching because of them.

Henry représente cette partie de vous qui aime tant lire, qui aime les livres et qui ne se lasse pas d’en être entouré. Il ne fait pas que travailler dans sa librairie. Il y vit. Pour lui, ce n’est même pas un travail. Il est heureux au milieu de tous les poètes qui l’entourent. C’est un doux rêveur qui accomplit notre rêve à nous, lecteurs et lectrices.

Alors, lorsqu’il retrouve Rachel après tant d’années, le contraste est saisissant car elle est devenue cynique. Elle ne trouve pas la beauté dans les mots comme lui le fait. Elle a besoin de retrouver cette magie.

Words in deep blue est une ode au pouvoir des mots. Ce thème éclipse même la romance, pour moi car elle n’est finalement, que très peu mise en avant.

Entre Henry qui vient de faire larguer par Amy pour la énième fois et Rachel qui doit réapprendre à vivre, la romance n’est pas évidente à voir venir.

Alors, c’est la galerie de personnages secondaires qui nous émeut le plus.

George, la petite soeur de Henry, n’est pas intégrée à l’école. Elle n’a aucun ami. C’est sans doute ce mal-être qui fait qu’elle a adopté un style gothique. Elle souffre énormément alors lorsque Martin, un nouvel employé cherche à devenir son ami, cela donne lieu à des échanges drôles et loufoques qui m’ont bien fait sourire.

De même pour Frederick qui m’a beaucoup touchée. Alors, c’est pour des personnages comme ceux-là que ce genre de librairie est parfait. Words in deep blue est une histoire humaine avant tout. Une histoire qui touchera cette corde sensible qui est en vous, celle-là même qui vous fait aimer les mots. Si vous deviez décrire pourquoi vous aimez tant lire, vous ne pourriez pas faire mieux que ce roman.

Words in deep blue restera donc une belle histoire sur le pouvoir des mots. Elle vous fera réfléchir sur la vie, sur ces instants de grâce où vous réalisez que vous êtes heureux et sur ces autres moments charnière qui vous construisent, consciemment ou non.

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