[BD] Astérix, tome 36: Le papyrus de César

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Synopsis :

Rome, le palais de César.
Jules César reçoit Promoplus qui lui donne son avis sur son manuscrit et lui propose le titre Commentaires sur la Guerre des Gaules. Mais… mais Promoplus trouve qu’il y a un petit défaut dans ce manuscrit : c’est un certain passage, le chapitre XXIV, celui s’intitulant Revers subis face aux irréductibles Gaulois d’Armorique.

Mon avis:

Je n’avais plus lu d’Astérix depuis bien longtemps alors ça a été un régal de retrouver nos irréductibles Gaulois.

La première chose que j’ai remarquée dans ce tome, c’est l’humour. Il faudra que je relise les précédents pour comparer mais j’ai beaucoup souri devant tous les jeux de mots et clins d’oeil faits à notre époque. J’ai été très amusée par les calembours. Je crois que c’est la première fois que je ris autant en lisant un Astérix.

Ensuite, l’histoire: elle sort des sentiers classiques pour établir un parallèle avec l’ère contemporaine.

Non contents d’appeler un personnage Doublepolémix, par exemple, les scénaristes ont osé illustrer littéralement le piratage de l’information et là, c’est simplement imparable. Impossible de résister.

Et puis, ces expressions! Ces détournements d’expressions! J’ai trouvé dans Le Papyrus de César énormément d’éléments comiques qui correspondent tellement à mon humour. Alors que les précédents tomes me laissent un souvenir agréable, sympa mais sans plus, celui-ci me donne envie de les ressortir pour les lire avec ma vision d’adulte. Aurais-je laissé passer des choses quand j’étais plus jeune? Est-il possible que je retrouve ces mêmes ingrédients dans Astérix le Gaulois par exemple?

Ainsi, j’ai lourdement insisté dessus mais Le Papyrus de César est axé sur un humour dans lequel je me retrouve complètement et il me tarde donc de me replonger dans les autres tomes de la collection. J’ai passé un super moment avec cet opus.

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La cave – Natasha Preston

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Synopsis:

Une cave, quatre jeunes filles en fleur… et un psychopathe.
Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.
Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…

Mon avis:

Je remercie les éditions Hachette pour leur confiance.

J’ai beaucoup aimé le film Split dernièrement alors, lorsque j’ai lu le résumé le résumé de La cave qui partait d’un pitch semblable, j’ai voulu retrouver cette atmosphère de huit clos terrifiant qui m’a tant plue.

L’histoire nous emmène donc du côté de Summer alors qu’elle est sortie avec ses amies. Elle vit dans une ville paisible où tout le monde se connaît alors lorsque son petit-ami, Lewis, lui demande si elle veut être raccompagnée, elle décline sa proposition car il ne se passe jamais rien. Elle considère que sa vie est ennuyeuse et regrette quelquefois cette monotonie.

Sauf que ce soir-là, elle est enlevée.

Elle se retrouve donc enfermée dans une cave avec trois autres jeunes filles et leur geôlier la renomme. Il a maintenant quatre fleurs dont il prend soin mais à la moindre incartade, la punition est implacable.

L’histoire est intéressante, il n’y a rien à redire dessus.

Cependant, je dois avouer que l’écriture de l’auteure m’a paru assez jeune. Est-ce que c’est parce que son héroïne l’est aussi? C’est ce que j’ai d’abord cru mais comme plusieurs points de vue nous sont dévoilés, j’ai du me rendre à l’évidence. La manière d’écrire de Natasha Preston ne me plaît pas.

Tant pis. J’ai donc dû en faire abstraction pour me concentrer sur le contenu de l’histoire.

J’ai été agréablement surprise de lire le point de vue de Trèfle, notre kidnappeur au métier assez ironique. J’ai apprécié le fait de connaître ses motivations, de le comprendre, lui et à partir de là, sa manière de penser. Bien que je ne partage pas sa vision du monde, j’ai réellement apprécié d’être dans sa tête. D’ailleurs, ce n’est qu’à partir de ses chapitres que j’ai vraiment été captivée car sinon, j’étais restée en retrait.

Tandis que l’histoire avance, j’ai été prise dans l’enchevêtrement des évènements. L’action s’est installée progressivement et elle monte crescendo en intensité si bien que je n’ai pas vu les pages défiler. De plus, quelques rebondissements viennent ajouter du piquant au récit. Contre toute attente, j’ai été horrifiée, en bien, à quelques passages. C’était une bonne surprise.

Enfin, la conclusion de La cave est pour moi très réussie. Elle est réaliste et c’est là que mon coeur a le plus battu la chamade car le ressort psychologique est parfaitement décrit. J’y croyais!

En bref, je suis partie du mauvais pied avec La cave mais cette lecture s’avère bonne pour moi. C’est comme le diesel. Ca démarre lentement mais une fois parti, ça roule tout seul.