Goodbye days – Jeff Zentner

Couverture

Synopsis (Sortie VO le 6 avril 2017. Traduction par moi):

ESt-ce qu’un SMS peut détruire votre vie? Carver Briggs n’a jamais pensé qu’un simple message causerait un accident mortel, tuant ses trois meilleurs amis, Mars, Eli et Blake. Maintenant, Carver se reproche l’accident et même pire, il pourrait être poursuivi pour ces décès. Et puis, la grand-mère d’Eli demande à Carver de l’aider à honorer son petit-fils en passant ensemble un « goodbye day ». Carver commence alors à aider les familles de ses amis défunts en les assistant dans leur journée spéciale mais tout le monde ne veut pas pardonner. Est-ce que les goodbye days peuvent vraiment aider?

Mon avis:

Je remercie Andersen pour leur confiance.

‘Gorgeous, heartbreaking, and ultimately life-affirming’ Nicola Yoon
‘Hold on to your heart: this book will wreck you, fix you, and most definitely change you’ Becky Albertalli

Ces paroles sont les raisons pour lesquelles j’ai tenu à lire Goodbye days. Becky Albertalli est une de mes auteures préférées car elle a le chic pour savoir me toucher profondément alors je me suis dit que si elle parlait de ce livre de cette manière alors je ne pouvais pas le laisser m’échapper.

Au début de ce roman, Carver nous met directement dans l’ambiance car il nous fait assister à un enterrement.

Si vous vouliez un roman léger alors passez votre chemin car Goodbye days est tout sauf léger.

Peu à peu, le contexte nous est dévoilé: les trois meilleurs amis de Carver, sont décédés dans un accident de la route alors qu’ils étaient en chemin pour le rejoindre. La raison pour laquelle Carver se sent coupable, c’est que peu avant la collision, il avait envoyé un texto à celui qui conduisait…

I guess guilt doesn’t sleep. It only eats.

Jeff Zentner nous plonge à merveille dans la tête de Carver. On ressent sa culpabilité, on ressent sa tristesse, on ressent tout ce qu’il ressent avec une justesse sans pareil. En plus d’être extrêmement sévère avec lui-même, au point d’en avoir des crises de panique et d’avoir besoin de consulter un psychiatre, les personnes qui l’entourent semblent également le juger coupable car il fait face à une enquête qui doit déterminer s’il sera poursuivi en justice pour homicide involontaire.

Cependant, l’histoire ne se concentre que sur cela; c’est une histoire de dépassement. Comment dépasser son deuil? Comment dépasser sa culpabilité? Comment dépasser son chagrin? L’auteur répond à ses questions en nous projetant dans toutes les étapes que suit Carver.

Entre flashbacks et présent, il nous fait vivre son deuil comme si c’était le nôtre car lorsqu’on revient au présent, on est écrasé par l’absence d’Eli, de Mars et de Blake. Un instant, ils sont rayonnants de vie devant nous et l’instant d’après, ils n’auront plus jamais ces instants de complicité et de joie auxquels on vient d’assister. C’est déchirant.

Dignity is overrated. People can love without it. But people can’t live without laughter. I’ll gladly trade dignity for laughter because dignity is cheap and laughter is worth everything.

De la même manière, Jeff Zentner nous montre à quel point la vie est éphémère, fragile. Il nous montre à quel point le hasard joue dans le plus petit évènement. Comment il suffit d’un angle de vue différent pour relativiser les choses, pour les accepter peut-être plus sereinement.

Dans le même temps, lorsque Carver et Nana organisent leur goodbye day, on ressent cela comme un moyen thérapeutique d’accepter la fatalité. On sent qu’ils sont en paix même s’ils sont en plein dans le processus de chagrin. Au moment où je ne m’y attendais le moins, quand Nana range leur matériel de pêche, j’ai dû interrompre ma lecture car j’étais prête à pleurer toutes les larmes de mon corps. C’était triste mais beau à la fois.

It’ll take and work. But someday, your world will be put right. I’ve never found it to be a matter of purging yourself of feeling, but rather of coming to live with it. Making it a part of you that doesn’t hurt so badly.

L’auteur prend le temps de développer les personnages secondaires, que ce soit par le biais des flashbacks ou des faits que relate Carver. Ainsi, comme dans la vie réelle, chacun réagit différemment des autres, ce qui permet d’avoir un point de vue d’ensemble sur le récit. Par exemple, alors que Nana est généreuse, gentille et adorable comme tout, le Juge réagit avec une colère qu’on comprend même si on ne la partage pas. Il a perdu son fis unique et même s’il se défoule sur Carver, on compatit quand même car ce qu’il vit est tellement triste qu’on ne peut pas lui en vouloir.

J’ai donc ressenti une empathie pour tous les personnages, je suis entrée dans l’histoire à un point que je n’imaginais même pas. J’ai eu le coeur brisé pour eux. J’ai vécu chaque scène comme si j’y étais. C’était intense.

For the most part, you don’t hold the people you love in your heart because they rescued you from drowning or pulled you from a burning house. Mostly you hold them in your heart, because they save you, in a million quiet and perfect ways from being alone.

Je ressors de Goodbye days avec le coeur en compote. Paradoxalement, j’ai l’impression d’avoir un nouveau regard sur la vie, d’avoir grandi le temps de ces pages. Jeff Zentner a su m’embarquer avec sa plume. Il m’a fait vivre réellement ce récit initiatique. Je suis conquise à cent pour cent.

Vraiment, je vous recommande ce roman. Que vous en ayez envie ou non, laissez-vous emmener avec Carver. Vous en ressortirez transformé.

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2 réflexions sur “Goodbye days – Jeff Zentner

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