One of the boys – Daniel Magariel

Couverture

Synopsis (Traduction par moi):

Tous les trois – un garçon de 12 ans, son grand frère et leur père – ont gagné la guerre: la bataille pour la garde des enfants à la fin d’un divorce houleux. Ils quittent leur Kansas natal et se préparent à une nouvelle vie. Alors que les enfants vont à l’école, leur père travaille depuis la maison, fumant des cigares pour cacher une autre odeur. Mais bientôt, les faux pas – le regard absent, les bruits nocturnes, les allées et venues de personnes bizarres – deviennent sinistre et les garçons voient leur père changer puis devenir violent.

Mon avis:

Je remercie Scribner pour sa confiance.

Quand j’ai commencé ce roman, j’avais l’idée de lire un bouquin qui traiterait de survie. Je m’attendais à voir un des garçons se battre pour sortir de l’enfer dans lequel lui et son frère vivent. En fait, c’est complètement ça et son contraire qui s’est produit.

Quand l’histoire commence, le héros est un petit garçon qui n’aspire qu’à une chose: être aimé par son père et que son grand frère l’accepte comme étant des leurs. Le contexte n’est pas facile. Les parents sont en plein divorce et les deux se battent pour garder les enfants. Alors, les trois mâles veulent être enfin réunis, ils ont recours à un moyen immoral pour y arriver.

D’eux, on ne sait rien. Pas de prénom. Pas d’âge. Rien. Ce qui leur arrive pourrait être l’histoire de n’importe quel gamin et je pense que c’est ce que l’auteur a voulu faire passer.

Dès le départ, le ton est donné. Malgré la naïveté des enfants qui ne réalisent pas les conséquences de leur mensonge, nous, on sait. On sait qu’un père ne devrait jamais demander à sa progéniture de raconter des bobards, surtout quand la police s’en mêle. On sait qu’un père, un vrai, se battrait à la loyale parce qu’il n’a pas besoin de se salir les mains quand il dispose des bonnes cartes.

L’histoire démarre donc véritablement quand tous les trois déménagent dans un autre Etat dans l’espoir de recommencer leur vie.

Au début, tout va bien mais petit à petit, on voit ces personnages glisser dans une spirale.

L’impression que j’en retire, c’est que je me suis sentie impuissante. Vous connaissez cette image comme quoi il faut faire bouillir progressivement pour faire cuire notre proie mais que si tout tombe en même temps, comme un coup de massue, alors la bête va s’enfuir? Eh bien, c’est comme ça que je l’ai perçu.

Le thème de ce roman clairement annoncé dès le résumé, est la violence parentale. Daniel Magariel se charge de nous rappeler que cette violence n’a pas besoin d’être physique. Qu’elle peut également causer autant de dégâts quand elle est psychologique. Vraiment. Jamais je n’avais réellement pensé à cela mais ce roman me l’a vraiment montré.

J’ai eu envie de secouer le héros, de lui crier de se barrer, de se rebiffer mais en même temps, je comprends tellement bien ses réactions. Car il n’admet pas que la personne qu’il aime depuis sa plus tendre enfance soit différente, que ce n’est pas une phase. Son réveil est long. C’est une agonie sans fin. C’est une libération de le voir enfin enlever ses ornières.

One of the boys n’est pas une histoire de survie normale. C’est surtout l’apprentissage de la survie. Une prise de conscience. Une leçon.

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