Justice at Dachau – Joshua M. Greene

couverture

Synopsis (Traduction par moi):

Le monde se souvient des procès de Nuremberg où une poignée de Nazis ont été jugés mais sont quasiment oubliés les instances de Dachau où des centaines de gardes, d’officiers et de médecins Nazis ont été jugés pour avoir personnellement pris part à la torture et à l’exécution de prisonniers dans les camps de Dachau, Mauthausen, Flossenburg, and Buchenwald. Dans ce témoignage, Joshua M. Greene, réalisateur du documentaire primé « Witness: Voices from the Holocaust, » raconte les procès de Dachau et révèle l’histoire dramatique de William Denson, un jeune avocat d’Alabama qui est passé de l’enseignement de la loi à West Point au fait de mener les procédures de la plus grande série de procès Nazis de toute l’Histoire.

Mon avis:

Je remercie « Ankerwycke » pour sa confiance.

Je n’ai jamais abordé la Seconde Guerre Mondiale sous cet angle: l’après-guerre, les conséquences. Ainsi, quand j’ai lu le résumé de ce témoignage, il fallait absolument que je le lise. Je ne pouvais pas passer à côté.

It must have bothered Denson to see the press focused so much on the accudes at Nuremeberg – men who had never fired a gun – and so little on the criminals on trial at Dachau. Here were the men who had personnally caused so much suffering and death and, if properly reported, the Dachau trials might contribute as much to international laws as the Nuremberg trials.

Ce documentaire est composé de plusieurs parties dans lesquelles nous sont précisément expliqués pourquoi, par exemple, les procès de Dachau puis de Nuremberg sont si importants, pourquoi il était nécessaire qu’il y ait de vrais procès. Honnêtement, pour moi, c’est vraiment éclairant car je fais partie de ces gens qui auraient purement condamné les Nazis à mort sans préambule. Alors, lorsque je lis pourquoi des hommes de Denson se sont donné tant de mal pour que les procès soient vraiment équitables, je suis bluffée.

But right now, there are a lot of potential accused in Bosnia and what we did at Dachau was not useless. One of the most important things that happened for me is the recognition that even people who are vividly defeated have rights, and those rights are in treatrises – nothing spur of the moment.

Mais là où je suis encore plus bluffée, c’est quand je lis pourquoi des hommes ont défendu les Nazis. Il y a bien une idéologie à l’oeuvre, oui, mais celle qui les motive est sûrement la plus noble de toutes. Alors, même si on n’approuve pas le fait qu’ils se trouvent du « mauvais côté » du procès, il n’en reste pas moins qu’on les admire énormément.

If it was my duty to defend Nazis, then it was my duty to defend them with all my vigor and power. We could have sat idly by, made a feeble objection now and then for the record, and let it go. But that is not my idea of duty. When called upon to defend, it was our duty to defend with every power we knew and all the legal training and experience we had. I think we’ve done that […] And in the wee hours of the morning when we can’t sleep, I am glad that we defense counselors can say that the blood of nobody will be on our conscience. We have stood here, with all the power and law that we knew to be right

Alternant interrogatoires, récits et plaidoiries, nous vivons les procès comme si nous y étions. Insidieusement, le rythme de notre pouls s’accélère, nous sommes sous tension. Même si on connaît l’issue du procès, on ressent cette peur que les juges soient convaincus par la défense, qu’ils doutent, parce qu’elle travaille drôlement bien.

These men’s victims suffred, countless thousands of them, because they had the courage to do what, to them, was wrong. Then why in heaven’s name, should any of these men who are responsible for those deaths and starvation and suffering and distortions in body, mind and sould receive the slightest mercy for failing to refuse to do what was obviously wrong?

Après Dachau, nous pénétrons au coeur des horreurs de Mauthausen. C’est un monde encore plus sombre, encore plus terrifiant et pour le comprendre, nous lisons les témoignages complets de quelques survivants. Comment vous dire? J’ai été véritablement glacée d’effroi. C’était trop pour ma sensibilité. J’ai été obligée de faire une pause à ce moment-là et j’avoue en avoir fait des cauchemars la nuit suivante. C’est pour cette raison que je me suis promis de ne plus lire ce récit de nuit.

La reprise du récit a été aussi intense avec un procès encore plus terrible, cleui de Buchenwald. Alors, quand le verdict est annoncé, j’ai jubilé d’autant plus que de très nombreuses fois, les arguments présentés par la défense m’ont exaspérée et fait lever les yeux au ciel.

It might be urged on the court that some of these accused did not participate in this common design because thay had no knowledge of it. Such a contention is absurd. Any man who had a chance to observe the prisoners in Dachau could see starvation literally scream from their faces. To say that these people were not aware of this design is utterly contemptible.

Et puis, on croit avoir fini, que les procès sont achevés et voilà que des bureaucrates s’amusent à réduire les peines des criminels parce qu’ils doutent de la véracité des faits et pour des raisons politiques.

Quelle révolte! Quelle rage j’ai alors ressenti!

L’auteur nous fait revivre les commissions qui ont alors eu lieu et c’est encore une fois tout un pan de l’Histoire de que je découvre là.

Je ne peux qu’éprouver de l’admiration pour Denson mais aussi tous ces hommes qui ont oeuvré dans ces procès pour que justice soit faite.

« Victor’s justice » contradicted the democratic pinciples for which the Allies had fought so hard. Denson and his fellox JAGs held the postitin that trials would do more than just punish the Nazis. They would also create a record of what the Nazis did, which could act as a deterrent to future Hitlers. Killing them without due process, on the other hand, would create Nazi martyrs and give revisionists a chance to claim that the charges were all fabricated. The notion that a courtroom could aldso serve as a classroom figured prominently in Denson’s thoughts. Germans, from his perspective, were not so different from everyone else and a critical function of the trials would be to send a message out to the world: be vigilant. Even the most decent human being, subjected to the right pressures, is capable of doing things he could never imagine himself doing.

Qu’ils soient procureurs ou défenseurs, leur travail est une source d’inspiration.

Le récit s’attache également à les décrire hors du travail et on se dit « Mais quels hommes! » Ils ont abattu un travail titanesque en très peu de temps, tout ça pour que leur nom ne soit pas connu du grand public et une paye de misère. Leur dévouement me laisse sans voix. Ils méritent tant!

Je referme donc ce témoignage incroyablement émue, le coeur noué. L’Histoire s’est jouée devant mes yeux et résonne étrangement à l’heure où des massacres ont encore lieu aujourd’hui autour de nous. C’est une belle leçon, une claque magistrale qu’encore une fois, je recommande de lire. Il faut absolument que ces lignes soient lues.

4 réflexions sur “Justice at Dachau – Joshua M. Greene

  1. La Seconde Guerre Mondiale est loin d’être ma période historique préférée mais, d’après ce que je peux lire dans ta chronique, ce livre à l’air vraiment poignant et il mérite sûrement d’être lu au moins une fois.

  2. Je suis heureuse d’être passée par ici, de lire ton avis et de me dire « il faut vraiment que je lise ça!!! ». Botte moi le popotin si je ne le fais pas rapidement Aveline!

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