[BD] Tyler Cross, tome 2: Angola

tyler

Synopsis:

Si Tyler Cross sort un jour, ce ne sera pas pour bonne conduite.
Angola n’est pas une prison. Sa vocation n’est pas d’enfermer les criminels, encore moins de les réhabiliter. Angola est une entreprise. Son unique raison d’être est de rapporter de l’argent… Et à cet égard, c’est une entreprise modèle.

Mon avis:

Nous retrouvons Tyler Cross dans une nouvelle aventure. Le premier tome était une révélation, c’est comme ça que j’ai découvert Fabien Nury d’ailleurs et forcément, je n’allais pas laisser passer Angola.

Tyler Cross est un héros atypique. Il n’hésite pas à recourir à la violence s’il le faut, voire à tuer et vit en agissant en dehors de la loi. Dans n’importe quelle histoire normale, ce serait un méchant.

Sauf qu’il vit selon un code d’honneur. Si vous lui cherchez des noises, il vous rendra vos coups et ce, peu importe si vous êtes une femme.

J’ai retrouvé dans Angola cette façon de raconter qui m’a tant charmée dans le premier volume. Le ton de la narration nous plonge dans un polar noir digne des années cinquante. Le récit est sombre, nimbé de violence. On la retrouve autant dans les mots que dans les images ou les couleurs. Dès le début, j’ai été plongée dans cette narration si particulière et je pense qu’elle est un facteur important dans le fait que j’aime autant cette BD. C’est sarcastique, lucide, intelligent… On s’attache à ce anti-héros particulier qui entraîne la mort dans son sillage.

De temps en temps, des notes d’humour émaillent ce récit. On s’amuse du fait que l’auteur prend le contrepied de certains clichés.

Le jour où il tua sa femme et son amant à coups de hache, Abner Lewin s’est senti libéré. Précisons que ce n’est pas l’amant de sa femme qu’Abner a tué. Non, non, c’est le sien.

C’est une bouffée d’air frais qui vient dédramatiser le sérieux de l’intrigue.

Le choix graphique peut en dérouter certains car il est minimaliste. En même temps, il parvient à mettre l’accent sur les caractéristiques des personnages sans les caricaturer pour autant. Personnellement, je suis d’habitude difficile mais là, j’accroche. La signature est si marquée dans la narration et le dessin si particulier que les deux deviennent indissociables. Je pense que si le prochain Tyler Cross sortait avec un coup de crayon plus « normal », c’est moi qui serais dépaysée.

En conclusion, Angola m’a charmée encore plus que son prédécesseur. C’en est même un coup de coeur qu’on prend plaisir à relire pour en saisir tous les tenants et aboutissants. Et puis, on ne se lasse pas de cette façon de raconter l’histoire.

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