Surtensions – Olivier Norek

couverture

Synopsis:

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels – un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur – se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?
Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…
Pour cette nouvelle enquête du capitaine Coste, Olivier Norek pousse ses personnages jusqu’à leur point de rupture. Et lorsqu’on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.

Mon avis:

Tout d’abord, je tiens à remercier Livraddict ainsi que les Edictions Michel Lafon pour m’avoir fait confiance.

Je découvre cet auteur avec ce roman et je dois avouer qu’en craquant sur la couverture comme cela, je n’ai même pas fait attention au résumé. Heureusement car celui-ci ne m’inspirait pas des masses! Alors, je l’ai découvert sans aucun a priori.

L’histoire m’a embarquée dès les premiers mots. J’ai découvert rapidement que le personnage de Coste, le capitaine de l’équipe d’enquêteurs est un personnage récurrent mais je n’ai jamais été perdue. Je n’ai jamais eu l’impression qu’il me manquait des lignes pour comprendre quoi que ce soit à l’histoire. Au contraire, l’auteur a réussi à me prendre en route et à m’intégrer directement dans le quotidien de ses personnages. Et ce, alors que l’histoire est racontée de plusieurs points de vue.

Nous avons tout d’abord un jeune détenu qui devient bientôt la cible sexuelle d’autres détenus. En parallèle, nous avons un autre détenu, ancien mercenaire avec une gueule à faire peur qui attend que son boss fasse quelque chose pour le libérer s’il veut éviter d’être trahi. Et puis nous avons un jeune homme issu d’une bonne famille juive qui a été enlevé et une bande de mafiosos Corses qui sont prêts à tout pour faire sortir un des leurs de prison. Avec toutes ces affaires, on pourrait croire qu’on va être perdu mais non. Olivier Norek réussit le pari de me faire comprendre les ramifications de tout cela et en plus, à me faire appréhender tous les personnages. Je n’ai jamais été dans le flou.

Coste est dans la police depuis plus de quinze ans. A force de voir passer les cadavres, il n’arrive plus à compartimenter ses sentiments. Il arrive un moment où chaque policier voit la goutte qui fait déborder le vase et c’est ce qu’il se passe avec lui en ce moment. Pourtant, il n’est pas le flic blasé qu’on pourrait voir dans les films. Il est humain et c’est justement ce côté humain qui se manifeste et qui le rend à fleur de peau. En cela, il attire notre regard car il dégage quelque chose de magnétique. Il est pur. Il a un sacré charme. C’est un leader et toute son équipe l’adore.

Johanna est son pendant féminin. Elle fait preuve d’un très grand caractère et il en faut pour bosser dans cette unité. Pourtant, sa famille est tout ce qui importe pour elle et quand on la voit interagir avec, on est ému.

En écrivant ce récit, l’auteur nous fait ouvrir les yeux sur les dangers du quotidien. Plusieurs fois je me suis dit que ce qui arrivait aux personnages pouvait arriver dans la vraie vie, à tout le monde et même moi.

A force de ne jamais se faire braquer ou voler, les curseurs de vigilance s’abaissent jusqu’à ce que plus personne n’en ait rien à faire et à la fin, on laisse tout ouvert. On appelle ça la force négative de l’habitude.

Et effectivement! Combien de fois j’ai entendu des gens dire que dans leur quartier, il n’y avait pas besoin de verrouiller la porte de la voiture? Qu’il n’y avait pas de risques?

Ensuite, Olivier Norek restitue avec justesse les choses que l’on peut reprocher au système judiciaire. Il montre à quel point elle peut être lourde ou être immorale.

– Les gars, je veux bien détester les avocats pénalistes autant que vous, mais de là à penser qu’ils pourraient profiter du braquage pour transformer un assassin en vulgaire violeur, pour leur réputation, je crois qu’on les diabolise un peu.
Son innocence amusa Coste.
– Ils le font parce que la loi le leur permet.

C’est tellement vrai! C’est justement ce qui m’a dégoûtée quand je bossais chez un avocat pénaliste. Sans vouloir rentrer dans des considérations d’ordre éthique, j’approuve l’auteur quand il dénonce ce fait. Bien sûr, tout le monde doit travailler pour vivre mais ce n’est pas le métier le plus épanouissant du monde à mon sens.

Revenons à l’intrigue. En temps normal, je ne lis pas beaucoup de romans policiers et je n’en regarde pas des masses à la télévision. Cependant, Surtensions m’a littéralement happée du début à la fin. J’ai été prise par le sort de tous les personnages et l’auteur m’a même fait applaudir l’acte d’un « méchant ». Et, alors que cette même personne avait commis des actes répréhensibles avant, cette action à elle-seule m’a fait m’attacher à elle.

Alors, quand la fin est arrivée, j’étais déchirée. La fin n’est pas rose du tout. Elle est criante de réalisme. Elle désarme. Elle raconte la vie telle qu’elle se déroule et j’aimerais vraiment la changer. Sauf que si je le faisais, je ne serais pas aussi émue que maintenant. Parce que oui, la fin, c’est quelque chose!

En conclusion, Surtensions est une très bonne découverte pour moi qui m’a donné envie de lire les autres romans de l’auteur. J’ai aimé les personnages de l’auteur et j’espère les retrouver bientôt.

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14 réflexions sur “Surtensions – Olivier Norek

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