Nos faces cachées – Amy Harmon

Couverture

Synopsis:

Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l’on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu’il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu’à ce qu’il cesse de l’être… Nos faces cachées est l’histoire de cinq amis qui partent à la guerre. L’histoire d’amour d’une jeune fille pour un garçon brisé, d’un guerrier pour une fille ordinaire. L’histoire d’une amitié profonde, d’un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu’il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous…

Mon avis:

J’ai lu ce roman en en ayant certaines attentes, notamment à la suite de l’engouement que j’ai constaté autour de lui. Je pense donc que c’est en parti pour cela que j’ai ressenti un peu de déception. Pourquoi?

L’histoire se passe sur plusieurs espaces-temps. Au lycée, Fern est une jeune fille timide, qui prend soin de son cousin malade Bailey. Filel de pasteur, elle a un physique ingrat et elle vit par procuration à travers les romances qu’elle dévore tout en rêvant qu’un jour, Ambrose la remarque.

Ambrose est la superstar du lycée et contre toute attente, à la suite des attentats du 11 septembre 2001, il s’engage dans l’armée avec ses quatre meilleurs amis. Du groupe de cinq, il n’y a qu’Ambrose qui reviendra mais pas sans dégâts.

Tout le monde est le personnage principal de quelqu’un.

Nos faces cachées, c’est l’histoire d’une reconstruction. C’est comment réapprendre à vivre alors qu’on vous a tout pris. Comment surmonter la perte d’un être cher et comment continuer à respirer alors que vous avez l’impression d’être en enfer.

Nous avons bien sûr, une romance mais je dois avouer qu’elle ne m’a pas touchée plus que ça.

J’étais plutôt captivée par ce que vivait Ambrose, ce qu’il ressentait et par Bailey.

J’ai souvent pensé que le beauté était un frein à l’amour, répondit le père de Fern.
– Pourquoi?
– Parce qu’il nous arrive de tomber amoureux d’un visage et non de ce qu’il dissimule.

Bailey est un personnage secondaire mais sa présence est tellement forte, tellement lumineuse qu’il éclipse tout. Il est intelligent, drôle et lucide. Ce qui fait que ses paroles et réflexions marquent.

Je pense qu’un beau visage est parfois de la publicité mensongère et nombre d’entre nous ne prennent pas le temps de soulever le couvercle.

J’ai adoré Bailey et c’est lui qui m’a fait pleurer. Enormément. J’ai trouvé ses actions belles voire sublimes. Il vit juste devant nos yeux et c’est l’un des rares personnages de fiction dont je souhaiterais qu’ils existent en vrai.

Fern est pas mal non plus, hein, mais elle ne m’a touchée comme son cousin. A côté de lui, elle est trop lisse, irréelle.

Amy Harmon nous livre là une belle intrigue riche de plusieurs thèmes. Elle aborde avec pudeur les évènements du 11 septembre 2001 et elle aborde également des thèmes sociétaux: la violence domestique, la maladie, la mort, le mal-être…

Elle trouve les mots justes pour en parler, elle n’en fait pas des tonnes.

De même, elle construit son action sur plusieurs registres et elle nous surprend. J’ai beau trouver que la manière d’écrire de l’auteure ne me percute pas sur la forme, le poids de ses mots se fait sentir sur le fond et du coup, je suis marquée pour longtemps par Bailey et son héroïsme quotidien.

En résumé, Nos faces cachées est un bon roman. Si vous ne faites pas l’erreur d’en attendre beaucoup, comme moi, vous ne resterez pas sur une espèce de faim même en ayant passé un très bon moment. Mon bilan est donc mitigé malgré les fortes émotions que ce livre a suscitées en moi.

12 réflexions sur “Nos faces cachées – Amy Harmon

  1. J’avais beaucoup aimé moi, même si c’est vrai que certains détails m’ont semblé abusés (qu’ils partent en Irak « comme ça » tous ensemble comme si c’était rien), et puis forcément, vu les gens qui s’emballait sur la blogo on en attend beaucoup ! ^^

    • Oui, déjà ça, j’ai trouvé irréaliste. Mais surtout à la fin, le discours d’Ambrose, je l’ai trouvé égoiste. Il parle plutot pour dire que ça y est, hop hop hop, il va bien alors qu’il est sensé rendre hommage. Ca ne rend pas justice à Bailey

  2. Je ne l’achètererais pas, mais s’il est disponible en bibliothèque, j’aimerais bien le lire ! Après l’engouement général qu’il a reçu sur booktube, une chronique un peu plus modérée comme la tienne (bizarrement) me donne plus envie de le lire !

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