L’année Solitaire – Alice Oseman

couverture

Synopsis (Sortie le 15 mai 2015):

– Mais t’es qui, toi ?
Il se fige devant moi et annonce d’une voix caverneuse :
– Je m’appelle Michael Holden.
Michael Holden.
– Et toi, qui es-tu, Victoria Spring ?
Je ne trouve rien à répondre, parce que c’est précisément ce que je répondrais : rien. Je suis du néant. Du vide. Je ne suis rien.
Soudain, la voix du proviseur retentit et je me tourne vers le haut-parleur.
Quand le silence revient, je baisse le regard et la salle est vide. J’ouvre mon poing et dans ma main, il y a le Post-it SOLITAIRE.CO.UK. Je ne sais pas à quel moment il est passé de celle de Michael Holden à la mienne, mais c’est un fait.
Ça doit être là que tout a commencé.

Mon avis:

Je remercie les Editions Nathan/Lire en Live pour ce partenariat!

C’est l’histoire d’une ado. Et en un seul mot, j’ai résumé mon ressenti. Ado.

Mais développons.

Tori est une jeune lycéenne comme les autres sauf que son frère, Charlie, est spécial. Il a un problème avec la nourriture, semble avoir des TOC, a essayé de se tuer et il est gay. Tout ça!

Sa meilleure amie Becky virevolte de garçon en garçon et est le prototype des filles de son âge qui aiment faire la fête.

L’année Solitaire, c’est quoi exactement? J’ai envie de dire que c’est un roman sur le mal-être, sur la solitude qu’on ressent quand on a l’impression qu’on est différent de tout le monde. Je reconnais à Alice Oseman le mérite d’avoir complètement réussi à nous faire ressentir cela avec exactitude. Elle arrive par quelques phrases à nous faire plonger dans une dépression incroyable tout en nous gardant accrochés à son récit tellement c’est bien raconté.

Tori est le prototype de l’héroïne qu’on déteste car elle se morfond sur elle-même, ressent les affres de l’adolescence au point qu’elle arrive à tout centrer sur elle-même, prend les choses avec une gravité pas possible… elle se laisse complètement dériver et on a envie de la claquer et de la secouer parce qu’elle incarne le pessimisme à l’état pur. Dans la vraie vie, Tori aurait concrétiser cet état d’esprit en ne portant que du noir.

Alors, vous allez me demander comment ça se fait que ce roman est aussi addictif?

Eh bien, je n’en ai strictement aucune idée. Il y a bien une simili-enquête mais en fait, peut-être bien que c’est Michael Holden qui m’a charmée.

Michael Holden est atypique comme garçon. Il rayonne littéralement tout ce qui l’entoure. Il respire la joie de vivre et se montre toujours enjoué. Il déteste les étiquettes, se moque de celle qu’on peut lui coller et a choisi un sport unique pour briller, le patinage de vitesse.

Oui, oui, oui, il est complètement l’opposé de Tori.

Deux opposés pareils qui se lient d’amitié, j’ai trouvé ça intéressant à suivre. Je me suis beaucoup demandée comment Michael pouvait supporter l’humeur exécrable de Tori qui s’en prend à la Terre entière mais qui ne fait rien pour changer sa vie et je me suis encore plus demandée pourquoi il recherchait la compagnie de Tori spécifiquement.

Au-delà de cela, je dois avouer que l’histoire, même si elle se lit rapidement et qu’on ne peut pas la lâcher, ne m’a pas plus émue que cela. Je n’ai pas vu où l’auteure voulait en venir et je le regrette. J’ai l’impression plutôt qu’elle m’a baladée. J’aime les promenades mais là, où était le sens?

L’auteure fait des clins d’œil en faisant des références à certains couples shipés dans divers fandoms (Merlin, Harry Potter, Supernatural…), ce qui m’a fait sourire mais voilà. Ce roman ne réussit pas à faire passer le message souhaité, si c’est celui que Kent délivre à Tori dans un effort désespéré de la sortir de son apathie.

En clair, j’ai aimé la manière dont l’auteure a écrit ce roman. Elle m’a fait partager les ressentis de Tori avec une justesse incroyable au point que j’ai eu l’impression de revivre mon adolescence et justement, ce point devient négatif dans le sens où j’aurais voulu que ce soit accompagné d’un message qui percute vraiment, qui aurait été ressenti jusque dans mes tripes au lieu de rester en surface.

Comment ça vous êtes confus quant à ce que je dis?

Vais-je répondre à cette question de savoir si je l’ai aimé ou non?

Eh bien, au cas où vous ne l’aviez pas compris, c’est compliqué. Et donc à vous de vous faire votre propre opinion.

J’ai dévoré ce roman mais détesté l’héroïne et suis restée sceptique sur la teneur du récit.

Lire en Live

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9 réflexions sur “L’année Solitaire – Alice Oseman

  1. Pingback: Silence radio – Alice Oseman | Le Sentier Des Mots

    • Celui là, je pense que si j’avais été dans un autre état d’esprit, je l’aurais adoré. Mais l’humeur dans laquelle j’étais n’était pas propice à ce livre, du coup, je suis passée à côté. Mais je suis réellement convaincue qu’il aurait pu etre un coup de coeur sinon

  2. bon, il est dans ma pal mais ton avis est un peu mitigé je trouve, ça me donne moyennement envie de découvrir ce titre. j’espère être un peu plus emballée

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