Psycho killer – Anonyme

Psycho killer

Synopsis:

Tout semble paisible à B Movie Hell, 3672 habitants. Jusqu’au jour où un tueur mystérieux portant un masque en forme de crâne, surmonté d’une crête iroquoise rouge, se mette à assassiner tranquillement certains des habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à un couple d’enquêteurs, Milena Fonseca et Jack Munson, surnommé le Fantôme, spécialiste des opérations clandestines. Bientôt de mystérieux liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’Etat, l’opération Blackwash. Alors que la paranoïa s’empare de la ville, la collaboration entre le FBI et les autorités locales s’annonce difficile. Les habitants de B Movie Hell, bien décidés à garder leurs nombreux secrets, entendent en effet résoudre seuls et sans aide extérieure cette histoire aussi terrifiante qu’enigmatique.

Mon avis:

Ai-je encore besoin de présenter le style déjanté, jubilatoire et complètement surréaliste de l’auteur?

Oui?

Alors, assurément, vous êtes passé à côté de quelque chose et vous vous devez de réparer cette monumentale erreur en lisant tout de suite la saga du Bourbon kid!

Dans ce one-shot, nous faisons la connaissance de Jack Munson, ancien agent du FBI déchu depuis une faute professionnelle (nous retrouvons là, notre premier cliché) et Milena Fonseca, une jeunette sexy à qui il ne faut pas le faire (mais qui est tout de même crédule car c’est une jeune).

Des clichés, comme d’habitude, l’auteur nous en régale allègrement et le pompon? C’est qu’il fait en plus, des clins d’oeil à des films de référence qu’aujourd’hui, on qualifierait de kistch. Je pense à Halloween que j’ai découvert sur le tard il y a un peu plus de dix ans et dont le tueur est celui que je trouve le plus redoutable, à comparer avec Jason et Freddy car Michael Myers dispose d’un atout en plus de la force physique; il est intelligent. Très intelligent… d’ailleurs, je vais faire une parenthèse en évoquant ces films Freddy vs Jason. Je sais qu’ils sont sensés faire peur mais honnêtement, les voir s’affronter alors qu’ils ne jouent pas sur le même terrain frise le ridicule! Jason est un bourrin et Freddy hante les cauchemars! Michael Myers est celui qui a le plus de consistance entre les trois et si les trois s’affrontaient, c’est assurément lui que je fuirais!

Revenons à nos moutons.

Nous sommes plongés au beau milieu d’une enquête et celle-ci n’est pas aisée car les cadavres s’accumulent sans qu’on ne comprenne pourquoi.

Le tueur fou, l’Iroquois n’est pas sans rappeler Michael Myers. Comme le remarque si bien Jack, tous deux sont à la poursuite d’une femme, portent un masque… mais surtout, l’Iroquoi défie ses poursuivants avec une insolence folle.

Comme le nom de la ville l’indique, impossible de ne pas penser aux films de série B. Les clichés comme les cadavres s’accumulent: le producteur de films porno véreux sans scrupule qui profite des filles à tout-va, ses hommes de main tout en muscles qui n’ont rien dans la cervelle, les pauvres prostituées au grand coeur, la jeune fille innocente, l’ancien flic qui boit pour oublier ses erreurs… jusqu’à la ville entièrement remplie de « cas sociaux » comme on dirait et qui refuse de coopérer avec le FBi, préférant faire sa propre loi.

Connaissant le style de notre auteur anonyme, je savais donc que j’avais affaire à une lecture rapide, sans queue ni tête en apparence mais qui possède pourtant un fil conducteur.

Seulement… Je n’avais pas prévu d’être autant touchée par les personnages. Quand je dis touchée, c’est dans tous les sens du terme.

J’ai été énervée, enragée devant l’inertie et l’insolence de certains habitants de la ville comme j’ai été révoltée ou écoeurée par Silvio, le producteur de films patron de mafia.

Mais surtout, je ne m’attendais pas à être surprise par les rebondissements dont nous gratifie l’auteur. Je n’ai rien vu venir! Surtout pas la fin de ce roman! Ca a été une claque!

Bien sûr, on est toujours dans un roman spaghetti: le sang gicle de partout, des personnages improbables meurent, parfois sous nos yeux médusés car concernant un personnage, on ne l’a pas vu venir… mais à côté de ça, parfois, il y a des émotions pures qui viennent contraster avec le reste.

Des scènes qui détonnent car on ne s’attend aucunement à les lire et qui jurent avec le style loufoque de l’histoire. Mais ces scènes possèdent une réelle beauté. Elles sont vraies.

C’est impressionnant!

Du coup, Psycho killer est une lecture explosive. Un vrai moment de détente, de rires et aussi de tensions aux allures de lecture coupable.

Si vous ne lisez pas le Bourbon kid, lisez au moins celui-là. C’est révélateur du style de l’auteur et de son univers!

Retrouvez mon avis sur : la saga du Bourbon kid

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9 réflexions sur “Psycho killer – Anonyme

  1. Pingback: Saga Le Bourbon kid, tome 5 : Le Pape, le Kid et l’Iroquois – Anonyme | Le Sentier Des Mots

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