Trilogie Endgame, tome 1: L’appel – James Frey

Endgame

Synopsis (Sortie le 9 octobre 2014):

Douze civilisations ont été choisies il y a des millénaires. Elles représenteront l’humanité et se battront pour son destin quand Endgame arrivera. Aujourd’hui, douze météorites ont frappé la Terre, pourtant un message à douze joueurs qui s’entraînent depuis leur naissance pour ce moment.

Mon avis:

Je remercie les Editions Gallimard Jeunesse/On lit plus fort pour ce nouveau partenariat.

Commençons par le premier chapitre qui set d’introduction au contexte et nous présente les enjeux de Endgame. Qu’est-ce que c’est?

C’est le nom d’un Jeu spécial où douze personnes, âgées de 13 à 20 ans, s’affrontent dans un Jeu mortel. Leur particularité? A part qu’elles ont été élevées pour savoir se battre et se défendre, c’est que la mort d’une de ces personnes signifie la mort de la population qu’elles représentent.

Alors, bien sûr, je vous vois venir, nous avons affaire à une dystopie classique.

Oui mais Endgame se distingue par le fait que les concurrents doivent résoudre des énigmes. De vraies énigmes et si vous réussissez à les résoudre, vous gagnez un vrai trésor. A partir de là, vous devenez un Joueur vous aussi, sauf que vous disposez de la sécurité de votre cocon.

Le récit nous présente l’intrigue en nous plaçant dans la peau de plusieurs personnages. Nous avons douze joueurs donc nous pouvons nous attendre à avoir les points de vue de tous mais les auteurs ont pris le parti de se focaliser sur certains seulement.

Sarah est une jeune Americaine fraîchement sortie du lycée. Avant l’Appel, elle n’attendait qu’une chose: atteindre ses vingt ans pour ne plus être éligible au Jeu. Parce qu’elle avait une vie normale: un petit-ami, Christopher, parfait en tous points, une famille aimante, elle adorait la tranquillité de sa vie.

Et c’est à l’exception d’une autre Joueuse, Shari, la seule fille normale du groupe. Normale dans le sens où elle n’est pas une psychopathe assoiffée de sang aimant tuer.

Parce que les auteurs nous font frissonner à nous décrire ce gamin, Baisakhan, à peine treize ans, qui prend plaisir à torturer et à tuer, en compagnie de ses cousins pas plus vieux que lui ou An, qui semble fragile et faible avec ses tics mais qui est un expert en explosifs. On réalise que Endgame était même attendu par certains avec une grande hâte! Curieusement, vous allez vous surprendre à avoir de la sympathie pour des personnages qui a priori, vous révulseraient.

Feo est issu d’une famille de mafiosos sud-américains. Sa famille est pourrie, lui-même n’est pas blanc comme neige mais ici, il attire ma sympathie. L’amour le rend aveugle et quelque part, comme pour Sarah et Shari, ce qui est une faiblesse pour eux fait leur force.

Shari est un personnage qu’on ne voit pas beaucoup mais je la trouve extraordinaire. Elle a cette paix intérieure qu’on envie et qu’on admire en même temps. Notamment dans la dernière scène de ce tome, elle m’a bluffée. J’ai vraiment envie qu’elle ait une happy end. Non, en fait, je ne veux pas qu’elle ait de end tout court.

L’intrigue m’a captivée de bout en bout. Le style de narration adopté est efficace. Malgré la présence de nombreux personnages, on les identifie rapidement et la course contre la montre se fait ressentir. Comme dans toute dystopie classique, on voit des personnages mourir mais on est toujours surpris. Quelque part, on ne s’attend pas à les voir finir ainsi. Et la mort de certaines personnes me les a rendues sympathiques alors même que tout le long du récit, elles me faisaient peur. Chapeau aux auteurs!

J’ai aussi apprécié la note de fantastique avec les extraterrestres qui m’a fait penser pour je ne sais quelle raison, à Alien vs Predator. Aucun rapport avec l’intrigue si ce n’est la mythologie instaurée autour des raisons de ces Jeux. Cela ajoute un ton spécial à cette saga. Cette originalité m’a énormément plue.

Enfin, les énigmes: je dois dire que j’ai passé pas mal de temps dessus. Ca, c’est de la faute à mon côté Indiana Jones qui adore ces jeux d’esprit. Même si certaines sont résolues dans ce tome, il n’en reste pas moins que d’autres demeurent et que grâce à l’application du même nom, sur téléphone, vous pouvez prolonger votre plaisir et ça, c’est un plus. J’aime ce principe!

En conclusion, ce premier tome est une réussite pour moi. Sans renouveler le genre, il se démarque néanmoins de ses comparses et offre un vrai moment de plaisir qui captive du début à la fin. J’ai franchement hâte de découvrir la suite!

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49 réflexions sur “Trilogie Endgame, tome 1: L’appel – James Frey

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  3. J’aime tellement les dystopies que je ne passerai pas à côté de celle-ci! Mais j’attendrai sûrement Noël pour me la faire offrir 🙂

  4. Moi je dis pourquoi pas???!!! S’il se distingue vraiment de la trilogie Hunger games….C’est drole ces jeux mortels qui passionnent les jeunes….ca fait peur surtout….Je note…..

  5. J’avais peur au début de ta chronique que Endgame soit un Hunger Game bis, mais finalement, il a l’air bien différent, du coup, je pense l’ajouter à ma Wish-List!

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