Left drowning – Jessica Park

couverture

Synopsis (Traduction par moi. Sortie française non prévue pour le moment):

Qu’est-ce qu’il faut pour se relever du fond de la mer, pour nager à contre-courant et pour respirer?
Déprimée par la mort de ses parents, Blythe McGuire se bat pour garder la tête hors de l’eau. C’est sa dernière année à l’université de Matthews. C’est alors que par chance, elle tombe sur quelque chose à laquelle elle ne s’attend pas, Chris Shepherd dont le passé est encore plus compliqué que le sien.

Mon avis:

J’ai découvert ce roman suite à la publicité que Jamie McGuire, auteure de Beautiful disaster lui a faite et il faut dire qu’en plus de ça, la superbe couverture ne me laissait pas indifférente.

C’est donc sans même connaître le résumé de l’histoire que je me suis lancée dans la découverte de Left drowning et wouah!

L’héroine, Blythe, est une écorchée vive. Elle a 22 ans mais cela fait déjà quatre ans qu’elle et son petit frère, James, 19 ans sont orphelins suite à un incendie qui a ravagé leur maison et qui a pris leurs parents.

Depuis cette nuit fatidique, la relation entre elle et James s’est dégradée. Ils ne se sont plus vus depuis longtemps, trop longtemps et leurs rares contacts se font par téléphone, quand elle est assez ivre – et courageuse – pour l’appeler.

Blythe est donc paumée et se laisse porter par le courant, noyée par son chagrin et par la culpabilité qu’elle porte vis-à-vis de James.

Et puis tout à coup, la famille Shepherd entre dans sa vie.

Tout d’abord, elle rencontre Sabin. Sabin est exubérant et décrète immédiatement qu’elle appartient à leur famille. La prenant sous son aile, son énergie est contagieuse et bientôt, elle retrouve le sourire et la bonne humeur grâce à lui. Mais Sabin n’est pas le seul à lui faire retrouver le goût à la vie.

Estelle devient sa meilleure amie. Estelle n’a pas sa langue dans sa poche et possède un fort caractère qui contraste avec sa croyance sans faille dans Dieu. Elle se réfugie dans la religion car ça l’aide à surmonter ce qu’elle et ses frères ont vécu.

Eric est le gay de la famille. Vous penseriez que cela a une influence sur ses liens avec elle mais sa nature introvertie ainsi que son attachement sincère aux gens qui l’entourent fait qu’on oublie sa sexualité. L’auteure nous rappelle qu’au delà des penchants qu’on peut avoir, on est avant tout des personnes à part entière et qu’on n’est pas défini par notre sexualité ou quoi que ce soit dans le genre. C’est notre caractère et notre façon de gérer les évènements qui nous façonnent.

Enfin, il y a Chris.

Chris est mystérieux, il ne livre pas beaucoup de lui. Il a subi le plus dur de ce que lui et sa fratrie ont eu et c’est lui qui en porte les séquelles les plus persistantes.

Vous pensez avoir affaire à une banale histoire d’amour?

Vous vous trompez. Left drowning est avant tout une histoire de reconstruction et d’acceptation de son passé.

Tous les personnages présent dans ce récit sont des écorchés vifs. Ils ont tous un passé sombre qui les blesse et les hante encore. Un passé dans lequel ils sont noyés et enfoncés par des émotions diverses. La culpabilité pour Blythe. La colère pour James…

« Blythe ».
Chris looks around the room as if trying to find a way to convince me. He thinks for a minute.
« Your parents died. Your world fell apart. »
I nod. He puts his hand on my cheek.
« You were left drowning ».
I nod again.
« And you’re struggling to breathe ».
I am. It’s a constant struggle to stay near the surface. I have just enough air to stop me from totally going under, but not enough air to thrive.

Jessica Park nous montre que la reconstruction et la reprise en main de sa vie sont un processus long dont la durée varie en fonction des personnes et qui n’est pas sujet à un délai précis. Elle nous montre aussi que parfois, lorsque la vie est trop difficile, ce n’est pas une faiblesse de continuer à croire en quelque chose, que ce soit la religion ou le destin, que cela devient même une force. Qu’il est nécessaire même de trouver quelque chose ou quelqu’un qui devienne notre roc pour nous aider à tenir lorsque le courant nous emporte.

Par le biais de Left drowning, elle nous fait enfin réaliser que malgré les coups durs qu’on peut vivre, il ne faut jamais se laisser couler au fond et que même lorsqu’on touche ce fond, il est toujours possible de refaire surface. De réapprendre à respirer.

Quant à l’histoire d’amour, elle est de celle qui nous font rêver. Non parce qu’elle véhicule un idéalisme passionné et naïf mais parce que les deux personnes qui composent le couple ont appris avant toute chose à accepter l’autre dans son intégralité, avec ses qualités et avec ses défauts et parce qu’à partir de ce simple fait, elles choisissent d’être avec l’être aimé non par volonté d’entrer dans le moule ou parce qu’elles pensent qu’il est normal d’être ensemble quand on s’aime mais parce qu’elles ne peuvent pas ne pas être ensemble. Vous saisissez la nuance?

Comme vous le voyez, Left drowning est une lecture intense qui fait réfléchir et qui fait voir la vie d’un autre oeil. Au delà d’une histoire d’amour, c’est avant tout une histoire d’acceptation, une leçon que nous offre Jessica Park. Un hymne à la vie même si elle nous fait vivre des sales moments, même si elle peut paraître inutile.

Un coup de coeur!

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6 réflexions sur “Left drowning – Jessica Park

  1. Mais nan, mais c’est même pas drôle, comment tu veux qu’on résiste avec une chronique pareille. Il me le faut, il me le faut, il me le faut !

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