Trilogie Kaleb, tome 1: Saison 1 – Myra Eljundir

Phaenix

Synopsis:

À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller?

Mon avis:

A l’instar de la saga Dexter dont je suis une énorme fan, cette trilogie nous immerge dans la tête du héros qui est un « méchant ».

Kaleb est un jeune adulte. Sa mère est morte en couches et depuis aussi loin qu’il s’en souvienne, il a toujours passé sa vie à déménager et à changer de vie. Pourtant, socialement parlant, cela ne l’a pas empêché de se développer normalement.

Il a un succès fou auprès de la gente féminine, collectionne les conquêtes d’un soir et son meilleur et seul ami est un quinquagénaire fumeur de joints. Cependant, depuis quelques temps, il est facilement irritable et se retrouve mêlé à des bagarres.

Son talent d’empathe s’est réveillé.

Le résumé nous vend Kaleb comme un méchant, le méchant ultime. Cependant, lorsque j’ai commencé la lecture, je dois plutôt dire que Kaleb m’est plutôt apparu comme perdu, désaxé. Il est en quête de son identité, ne sait pas du tout qui il est ni où il va, se pose des questions sur sa mère. Kaleb est confus.

L’auteure instaure en même temps une sorte d’intrigue mettant en scène une agence gouvernementale, Sentinel, qui semble en connaître beaucoup sur Kaleb et ses origines et elle nous intrigue, nous attrape pour ne plus nous lâcher.

Elle installe de ce fait une mythologie autour des EDV (Enfants du Volcan) et nous livre à travers des témoignages à l’origine de la création de Sentinel, les fondements de la lutte qui existe entre les EDV eux-mêmes car nous avons ceux qui utilisent leur don à bon escient et ceux qui l’utilisent pour faire le mal.

J’ai été accrochée par ce récit qui change de ce qu’on lit en matière de YA car il met en scène des tortures et autres sévices psychologiques et pourtant, nous soutenons l’action du regard pour ne rien rater de ce qu’on peut apprendre. On veut toujours en savoir plus.

De plus, Sentinel est sensée être le « gentil » mais les méthodes de son chef, le Colonel m’ont fait froid dans le dos. On oublie facilement le camp dans lequel il est car en fin de compte, il agit pour lui-même. Il tient une vendetta personnelle et entraîne son entourage dans cette spirale de destruction.

Curieusement, je n’ai pas été surprise quant à la révélation à son propos: je l’attendais même mais il n’empêche pas qu’on se demande si son comportement ne peut pas être autrement.

Nous avons donc des personnages bien ficelés et construits psychologiquement. Myra Eljundir nous donne une galerie haute en couleurs où on se rend compte que finalement, rien n’est noir ou blanc. Qu’il existe de multiples nuances de gris (cinquante? Vous avez dit cinquante?)

Myra Eljundir nous assomme avec des révélations concernant les personnages: autant j’étais sûre de moi quand j’ai deviné qui était Abigail, autant les surprises concernant les origines et la famille de Kaleb m’ont mises « sur le cul. »

Les personnages sont plus complexes qu’on ne le croit au premier abord et ils ne finissent pas de nous attraper et de nous happer dans ce récit.

J’avais vu que ce livre était déconseillé aux moins de quinze ans; je concède qu’il y a bien des scènes violentes surtout lorsqu’on sait que le pouvoir des mots et de l’imagination est souvent plus puissant que le fait même d’assister auxdites scènes. Cependant, l’auteure survole ces scènes et nous fait ressentir un certain détachement par rapport à elles, ce qui fait que de mon côté, je n’ai pas trouvé le livre malsain ou gênant.

J’ai vraiment beaucoup adoré ce tome introductif et il me tarde maintenant de lire la suite!

Je dirais tout de même que ce livre est de ceux avec qui ça passe ou ça casse et que si c’est passé avec moi, je dois tout de même concéder que si j’ai autant retardé sa lecture (et je le déplore), c’est parce que j’avais vu de nombreuses critiques qui avaient jugé ce récit malsain et violent. Si vous avez envie d’une lecture légère, Kaleb ne répond pas à ce but. Mais si vous voulez seulement de la distraction teintée d’une dose de suspense comme seul un thriller peut vous en donner, alors vous pouvez y aller.

Dans le cadre d’une lecture commune, les avis de participants sur ce lien.

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22 commentaires sur « Trilogie Kaleb, tome 1: Saison 1 – Myra Eljundir »

      1. Au début, j’étais vraiment contente de suivre enfin un héros et surtout un anti-héros. Mais je ne sais pas le style de l’auteur m’avait dérangé, le récit était beaucoup trop long à mon goût, beaucoup trop de longueur… Quand j’étais arrivée à la fin, je pensais vraiment que j’allais lire la suite, mais avec le temps ça ne m’intéressait plus du tout ^^

    1. Ca me faisait le même coup. Mais je me suis lancée a l occasion de la lc pour m aider a le sortir de ma pal et quand je l ai fini, tout ce que je pensais, c etait: mais pourquoi je l ai pas lu plus tôt ? 🙂

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