Trilogie La passe-miroir, tome 1: Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

couverture

Synopsis:

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Mon avis:

Je remercie les éditions Gallimard Jeunessepour ce premier partenariat qui m’a enchantée.

Fort de ses 528 pages, ce roman peut sembler intimidant mais en vérité, on est vite happé dans les aventures d’Ophélie, notre héroïne et les pages se tournent sans que l’on se s’en rende compte.

Ophélie est une jeune fille issue d’une famille assez nombreuse qui fait preuve d’une grande indépendance d’esprit. Elle a déjà refusé plusieurs mariages arrangés et cette fois, elle ne peut pas y couper avec l’union que lui propose Thorn, un homme imposant issu du clan des Dragons et qui l’emmène dès lors s’établir au Pôle.

Sur certains aspects, Ophélie semble quelque peu effacée. En effet, elle se dissimule sous des couches de fripes, une paire de lunettes trop grandes pour elle, une écharpe élimée qui la noie encore plus dans ses vêtements et une paire de gants destinée à protéger ce qu’elle touche de ses dons de lecture.

Dons de lecture? Comment ça, allez-vous me demander.

Figurez-vous qu’en touchant les objets, elle est capable de déchiffrer ce que ressentaient les personnes précédentes étant rentrées en contact avec ledit objet. Imaginez-vous un monde où en caressant la toile de la Joconde, vous ressentiriez ce que De Vinci éprouvait en la peignant!

C’est donc dans un tel monde que Christelle Dabos nous plonge.

Ophélie paraît donc, si on excepte son pouvoir, quelconque mais ne vous fiez pas à son apparence!

Elle est dotée d’un grand sens de l’observation et contrairement à ce que même Thorn prédisait, elle a une force de caractère peu commune.

Ce n’est pas parce qu’elle était en charge d’un musée qu’elle est une souris.

A travers les yeux d’Ophélie, nous découvrons le monde extérieur qui s’ouvre à elle. Fiancée à Thorn, un homme dont elle ne sait rien du tout, elle se retrouve du jour au lendemain déracinée mais heureusement, accompagnée de sa tante Roseline, Ophélie tire rapidement son épingle du jeu.

L’auteure met en place son intrigue assez lentement, le temps de nous immerger dans son monde mais une fois que l’on est dedans, il est impossible de voir le temps passer et pour cause!

Nous naviguons dans une ambiance qui tient à la fois de Narnia et de Harry Potter. Comment ne pas penser à cette dernière saga lorsque vous avez affaire à une espèce de citadelle dont les pièces bougent et se transforment à volonté?

L’intrigue du roman flirte également avec des nombreux genres.

Alors qu’au tout début de l’histoire, je me serais crue dans un roman Austenien, le développement du récit devient tour à tour léger puis digne de la saga des Tudors (la série) avec les complots qui se jouent à la Cour et c’est là que ça devient intéressant.

Au fur et à mesure qu’Ophélie en apprend plus sur son environnement et sa future belle-famille, tout comme elle, on s’interroge et on observe.

Ce petit garçon qui semble innocent mais dont tout le monde se méfie.
Ces valets qui se laissent corrompre pour quelques sabliers.
Cette personne qui semble inoffensive mais qui n’hésitera pas à tenter de vous assassiner…

A l’instar d’Ophélie, il est difficile de savoir sur quel pied danser exactement et avec qui.

Le personnage de Thorn également surprend. Nous avons l’habitude d’un intérêt amoureux beau, fort, protecteur et doté de toutes les qualités que l’on peut imaginer. On ne s’attend donc pas à ce que Thorn soit un ours mal léché et asocial. Thorn et Ophélie n’ont absolument rien à voir ensemble et pourtant, la petite dégingandée et le grand barbu vont contre toutes attentes avoir des intérêts communs.

Mais non, même si nous sommes dans un roman Jeunesse, point n’est besoin de parler d’amour.

La relation de Thorn et Ophélie se développe progressivement et j’ai apprécié le fait que l’auteure suggère plus qu’elle ne dit, qu’elle laisse ses héros « vivre » en toute autonomie.

A côté de ces deux-là, nous avons toute une galerie de personnages tous autant mémorables les uns que les autres. Renard, le valet cupide mais loyal. Roseline, la tante revêche mais protectrice….

Et puis il y a cet univers.

Les musiques endiablées contrastent avec les fioles de poisons qui se cachent derrière la soie. Les familles se transmettent des pouvoirs quand leurs membres ne communiquent pas entre eux par la pensée…

Alors, les personnages m’ont conquise. L’univers aussi. L’histoire aussi.

Est-ce que j’ai un bémol à apporter?

Non.

Ce premier tome de la Passe-miroir m’a absolument charmée.
L’auteure m’a joyeusement entraînée dans son monde et dans celui d’Ophélie et j’en suis ressortie avec des étoiles plein les mirettes.
Son style fluide et aérien a rendu ma lecture prenante et divertissante, de telle sorte que ce livre est un véritable page-turner addictif. Je l’ai vraiment aimé comme vous pouvez le constater et il me tarde de connaître sa suite.

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20 réflexions sur “Trilogie La passe-miroir, tome 1: Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

  1. Pingback: Quadrilogie La passe-miroir, tome 3: La mémoire de Babel – Christelle Dabos | Le Sentier Des Mots

  2. Je l’ai lu et je partage ton avis. Il est juste GE-NIAL ! *-*
    Je l’ai dévoré en quelques jours, et je ne pouvais plus le lâcher. J’ai hâte que le prochain tome sorte.

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