Ripple – Mandy Hubbard

ripple

Synopsis ( Traduction par moi. Sortie française prévue):

Lexi a un terrible secret. Le jour, elle va à l’école comme les adolescents normaux et la nuit, elle doit nager ou la peine est insupportable. C’est une sirène destinée à mener les hommes à une mort par noyade. Après une horrible tragédie, Lexi s’est coupée du monde en jurant de protéger ceux qu’elle aime. Mais elle se retrouve bientôt coincée entre un nouveau à l’école qui pourrait faire fondre sa carapace de glace et un esprit de l’eau majestueux qui prétend pouvoir briser sa malédiction si elle abandonne le reste. Lexi doit prendre la plus dure décision de sa vie: la vie dont elle a toujours rêvée ou l’amour de sa vie?

Mon avis:

En ce moment, la mode YA-esque anglosaxonne est aux sirènes. Je m’étais promise de ne plus acheter ce genre de romans sans avoir lu au moins ceux que j’avais déjà sur ce thème mais ma partenaire Marion m’a fait changer d’avis. Résultat, j’ai craqué.

Alors, vous allez me dire: après les vampires et les loups-garous, après le mom porn, les sirènes?

Je vous répondrai dans un premier temps que le mom porn est toujours là et se classe difficilement dans la même catégorie que les autres genres de lectures précités.
Le mom porn, on en a toujours lu sauf qu’on s’en cachait.
Sérieusement, vous ne verrez jamais de filles qui n’ait pas lu un Harlequin au moins une fois dans sa vie. C’est juste que les Harlequin ont une couverture tellement cheap qu’on a honte d’afficher ça.
Par contre, une couverture avec juste un collier de perles et des couleurs sobres, ça, oui, parce que c’est moins tape à l’oeil.

Donc les sirènes.

Vous savez, ces créatures mythiques mi-femme, mi-thon qui passent leurs journées sur un rocher à chanter avec des coquillages pour cacher leurs seins?

Lexi, notre héroine, en est donc une sauf qu’elle n’a pas de rocher et qu’elle n’a pas de queue. Non, non, elle a bien deux jambes et des vêtements.

Lorsque le récit début, Lexi se pose en recluse, pas parce qu’elle subit sa solitude mais parce qu’elle l’a choisie. Il y a deux ans, pour ses seize ans, sa nature d’être surnaturel s’est réveillée et elle a ainsi accidentellement tué son petit-ami, Steven en l’entraînant dans l’eau.

Non contente de culpabiliser sur cette tragédie, Steven était le frère de sa meilleure amie, Sienna et parce qu’elle n’arrive pas à supporter ce qu’elle est, Lexi a coupé les ponts avec tout le monde, Sienna en premier.

Et un jour, arrive Cole. Cole était le meilleur ami de Steven au moment de sa mort et c’est le premier à s’adresser à Lexi sans agressivité ni de reproche dans son ton.

Et là, les évènements s’enchaînent rapidement de telle manière à ce que de recluse et isolée, Lexi retrouve sa place dans son ancienne bande d’amis et au beau milieu d’un triangle amoureux.

En YA, je veux bien tolérer une héroïne qui se prend pour une martyre et que personne n’aime. Si, si. Mais une héroïne qui se complait dans les mauvais choix qu’elle fait? Absolument pas. De mauvais choix en mauvais choix, Lexi tente péniblement de se convaincre que ce qu’elle fait est juste alors qu’en fait, elle dissimule un égoïsme. Bien sûr, l’égoïsme n’est pas une tare mais si seulement elle admettait et assumait ses émotions!

Lexi est ce genre de personne à avoir peur de sa nature. Soit. Après tout, si un jour, je me réveillais sirène, je n’en mènerais pas large.

Mais elle se planque derrière sa nature pour éviter de vivre. Elle se refuse à la vie même si elle s’en languit et là, le bât blesse. Elle arrive à se perdre dans des considérations psychologiques et métaphysiques quand la seule question qu’on lui pose (basiquement parlant) est de savoir où elle veut manger.

Lexi m’a donc agacée sur certains points.

Néanmoins, j’ai énormément apprécié l’originalité de l’histoire et du triangle que j’ai trouvé bien amené et qui a lieu d’être.

Le personnage de Cole me semble bien sympathique mais je dois dire que celui d’Erik est bien fouillé. Je lui trouve une complexité qui n’est pas dépourvue de charme et en cela, il est difficile de le détester. Sauf à la fin…

L’histoire en elle-même se concentre exclusivement sur le choix (cornélien) de Lexi et j’ai trouvé dommage que la mythologie que Mandy Hubbard créé sur les sirènes et les nixes ne soit pas plus approfondie.

Pour le peu qu’elle a développé, je l’ai en tout cas bien aimé.

Et puis il y a la fin. Ah, cette fin… Jusque là, tout allait merveilleusement bien et tout à coup, Mandy Hubbard nous plonge littéralement dans de l’action et j’ai été dépaysée. Comment vous dire…. Tout le long du récit, j’étais dans une optique introspective et là, le champ change et nous nous retrouvons dans une sorte de moment à suspense et qui frise avec le thriller.

J’ai même cru qu’Erik allait révéler qu’il avait un lien avec ce qui est arrivé à Steven. J’ai tellement cru cela que du coup, j’attendais ce moment qui n’est jamais venu.

Au bout du compte, je suis restée sur ma faim.

J’ai eu un épi de maïs alors que j’attendais de la pastèque. Un verre de thé à la menthe alors que je m’étais préparée à un diabolo avec glaçons.

Je ne comprends pas. L’épilogue m’est donc passé au-dessus de la tête. Je n’arrivais plus à être vraiment dedans. Bien sûr, je sais qu’un happy end était inconcevable mais il manque quelque chose pour que moi, je sois heureuse.

En conclusion, Ripple a été une lecture globalement agréable et très rapide. La fluidité de l’histoire et de l’action n’y sont pas étrangères, pour sûr et ce roman original ne m’a pas ennuyée une seule seconde.

Le seul bémol que je pourrais apporter, à part la fin du récit, réside dans la couverture du livre qui est hideuse à mon goût et « cheap ». Il n’y a pas à dire, les concepteurs de celle-ci auraient pu prendre exemple sur celle de Lost voices ou sur celle de Of Poseidon.

Lu en LC à deux avec Avalon dont vous trouverez son avis sur ce lien.

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5 réflexions sur “Ripple – Mandy Hubbard

  1. Je suis curieuse de connaître ton avis sur Prada et préjugés. Si tu te prends Of Poseidon un de ces jours, sache que je suis partante pour une lecture commune !

  2. Il est vrai que les couvertures de Lost Voices et Of Poseidon (d’ailleurs, est-ce que tu as ce dernier dans ta PAL ?) sont absolument magnifique quand celle-ci ne casse vraiment pas trois pattes à un canard.

    Je me suis plus attachée à Lexi que toi, même s’il est vrai qu’à certains moments, j’ai eu envie de la secouer. Je ne suis pas le genre de personnes qui aime se complaire dans son malheur. J’aurai plus tendance à vouloir aller de l’avant le plus vite possible. Pour les personnages masculins, il est vrai qu’Erik est beaucoup plus intéressant. Sa double personnalité fait qu’on se souvient plus facilement de lui. A comparer, Cole est beaucoup plus et trop lisse.

    • Of Poseidon est dans ma wish list avec sa suite, Of Triton.
      Je suis comme toi, quand quelque chose ne va pas, je préfère me bouger les fesses plutôt que de me morfondre même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque.
      C’est pour ça que j’ai tendance à me noyer dans le travail ces derniers mois.
      Pour Cole, je te plussoie encore une fois. Erik m’a vraiment beaucoup plus marquée. Je lui trouve nettement plus de relief, c’est indubitable.
      Je ne connais pas Prada et Préjugés, du coup après que tu en aies parlé je me le suis achetée 😀

  3. Pingback: Ripple de Mandy Hubbard | AvalonFaery

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