Struck – Chris Colfer

couverture

Synopsis:

Carson Phillips est prêt à tout pour entrer dans la fac de ses rêves… et par la même occasion, laisser derrière lui une mère dépressive et une ville misérable. Même s’il lui faut, pour appuyer sa candidature, lancer seul un magasine littéraire. Malheureusement pour lui, les étudiants ne semblent guère capables d’écrire autre chose que des textos. Qu’à cela ne tienne, l’adolescent est aux aguets, et surtout il n’a plus rien à perdre. Après tout, qu’arriverait-il si le beau gosse du lycée apprenait que sa petite copine pom-pom girl couche avec le coach dans son dos ? Ou que la première de la classe n’hésite pas à envoyer des photos d’elle nue à n’importe qui sur Internet ? Pour parvenir à ses fins, Carson a une nouvelle stratégie toute trouvée : il se transforme en maître chanteur. Mais à force de jouer les corbeaux, ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ?

Mon avis:

Je remercie le site Livraddict ainsi que les éditions Michel Lafon pour ce partenariat qui m’a permis de découvrir la plume de Chris Colfer. Celui-ci, en plus d’être un acteur, se trouve également être un chanteur et depuis peu, il s’est lancé dans l’écriture avec Land of stories, Struck et dans la réalisation. C’est donc un artiste multi-talents que j’apprécie beaucoup. Il y a juste sa voix qui est n’est pas ma préférée quand il chante mais franchement, comment vous voulez qu’il rivalise avec celle de Lea Michèle ou de Darren Chris?

J’avais donc très hate de lire Struck et de me faire mon idée sur son style et je dois dire que je n’ai pas été déçue!

En premier lieu, Struck est raconté du point de vue du héros de l’histoire, Carson.

Carson est un personnage qui peut vous paraître d’emblée antipathique car, plus intelligent et lucide que les personnes qui l’entourent, il n’a pas sa langue dans la poche et n’hésite pas à balancer leurs quatre vérités à tous.

En plus de cela, Carson a de l’ambition. Il rêve de quitter Clover à tout jamais car s’il y reste, il craint bien de devenir comme sa mère ou les adultes qui l’entourent. Des ratés. Des personnes qui sont coincées à Clover, qui y naissent, y vivent et y meurent. Des personnes qui ne comptent pas. Et ça, Carson ne peut pas le concevoir. Il veut laisser sa trace dans le monde. Se rêve journaliste en freelance pour qui les plus grands journaux se battent mais surtout, il se voit heureux.

Pourquoi?

Parce que sa vie actuelle est pour le moins… compliquée. Son père a quitté le foyer sans se retourner lorsqu’il avait dix ans et vient de réapparaître pour lui apprendre qu’il se marier et avoir un autre enfant. Sa mère, qui n’a jamais supporté la rupture est devenue depuis alcoolique et passe ses journées cloîtrée à la maison devant des soaps avec ses bouteilles. Il n’a pas d’amis au lycée car il est détesté de tous – mais en même temps, il veut bien concéder qu’il ne fait aucun effort pour – et personne ne s’investit dans son club de rédaction.

Aller à l’Université de ses rêves est donc sa seule chance, à ses yeux, d’avoir enfin une vie qui en vaille le coup et il est prêt à tout pour cela.

Quitte à faire chanter ses camarades et même un professeur.

Carson pourrait donc être une vraie tête à claques et c’est vrai qu’au début du livre, j’avais du mal à ressentir de l’empathie pour lui. Je le trouvais arrogant, prétentieux, cynique mais surtout immodeste.

Cependant, comme il l’apprend lui-même au cours de ce récit, les apparences sont trompeuses.

Carson révèle une nature meurtrie et profondément blessée, ce qui fait que pour se défendre, pour éviter de souffrir, il se réfugie derrière une façade indépendante, hautaine et inaccessible.
Il cherche à donner l’apparence de n’avoir besoin de personne alors qu’en fait, il a peur du rejet d’autrui. Il préfère donc rejeter les autres avant.

Mais au fur et à mesure que l’histoire apprend, quelque chose change. Les masques tombent. Il ne le veut pas et se cherche des excuses mais Carson montre qu’il se préoccupe véritablement du bien-être des autres, quitte à ce que cela lui vaille des ennuis, quitte à ce que cela lui nuise.

Là où j’ai été le plus « choquée », c’est par rapport à la réaction de sa mère qui m’a tout simplement mise en colère.

Je comprends les raisons qui l’ont motivée mais pour moi, elle est inexcusable!

Et là, vous voyez à quel point Chris Colfer montre la vie telle qu’elle est, sans fard. Il ne l’enjolive pas, ne veut pas de happy end à tout prix.
Il écrit la réalité, la retranscrit avec un humour caustique. Il ne tente pas de nous mettre des étoiles dans les yeux mais de nous montrer que malgré tous les obstacles qui peuvent se dresser contre nous, lorsqu’on ne peut pas gagner, la meilleure victoire reste celle de se relever.

Et en ça, il a réussi à me toucher. Struck m’aura fait rire, m’aura émue, m’aura fait réfléchir. Ce roman est donc pour moi une réussite, une dramédie comme on n’en trouve pas et j’espère bien voir l’adaptation prochainement.

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6 réflexions sur “Struck – Chris Colfer

    • J’ai hésité entre celui-ci et le nouveau de Rachel Ward. En postulant, en premier, j’avais cliqué pour le Rachel Ward avant de changer d’avis et de cliquer sur le Chris ^^ Je ne regrette pas !

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