Promise me this (Le serment du Titanic) – Cathy Gohlke

couverture

Synopsis:

Michael Donnovan n’était pas supposé embarquer sur le Titanic. Il n’aurait pas non plus survécu sans le courage d’Owen Allen. Déterminé à respecter sa promesse : prendre soin de la famille d’Owen aux Etats-Unis et s’occuper de sa petite sœur Annie restée en Angleterre, Michael travaille dur pour consolider l’entreprise de paysagiste de la famille dans le New Jersey.

Annie Allen se fiche de ce que Michael a promis à Owen. Elle sait simplement que son frère est mort, tout comme sa mère et son père, et son chagrin pourrait bien la submerger. Tandis qu’Annie se bat pour mener sa vie sans Owen, Michael lui écrit des lettres. Avec le temps, Annie met de côté sa colère contre Micheal qui a survécu contrairement à son frère, et leur amitié incertaine se mue en quelque chose qu’ils n’auraient jamais imaginé.

Alors que Michael a réuni assez d’argent pour faire venir Annie aux Etats-Unis, la première guerre mondiale éclate en Europe. Et lorsque les lettres d’Annie ne lui parviennent plus, Michael va tout risquer pour tenir sa promesse, et sauver la femme qu’il aime, avant qu’elle ne soit perdue à jamais.

Mon avis:

Ce roman se situe à l’époque du Titanic.

Notre héros, Michael est un jeune orphelin qui a été recueilli par son oncle, buveur impénitent qui le bat comme plâtre. Loin de se rebiffer, Michael n’a alors qu’un seul but, échapper à son oncle et changer de vie.

Le voilà qui embarque donc clandestinement sur le Titanic.

Cette trame n’est pas sans rappeler celle de Jack Dawson, n’est-ce pas ? A raison puisque notre Michael qui embarque sous une fausse identité, Tim de son second prénom Timothy, possède pas mal de traits de ce caractère.

Irlandais pur souche, Michael n’a peut-être pas gagné sa place lors d’un poker mais il n’en reste pas moins aventurier et culotté. Droit et travailleur, il n’a pas peur de se mouiller les mains et possède un passé bien chargé. Il se sent coupable de ne pas avoir pu protéger sa petite sœur et cette culpabilité le hantera jusqu’à la fameuse promesse qu’il fera à son protecteur et mentor, Owen Allen.

Owen est issu d’un milieu plus aisé mais il se reconnaît en Michael dans le sens où lui aussi a dû se séparer de sa sœur, Annie, dans l’espoir de l’amener un jour aux Amériques. De plus, Owen a le cœur sur la main et parce qu’il sent la détresse de son jeune ami, décide de le prendre sous son aile, allant jusqu’à l’appeler « Mon frère » et l’embaucher dans sa famille.

Nous avons donc comme trame principale, la naissance de cette profonde amitié qui lie nos deux hommes et la promesse qu’ils se sont faite. D’abord prise à la légère, lorsque vous faites une pause dans votre lecture, les rouages de votre cerveau se mettent en route pour y apporter toute la gravité qu’elle revêt au fur et à mesure que vous devinez et prévoyez le déroulement de la suite du récit. Car évidemment, l’histoire du Titanic, malgré toute la volonté que l’on peut avoir à en changer la fin, arrive inévitablement. Dès le quart du livre, nous sommes alors submergés dans l’action et dans la glace.

Ceux et celles qui ont vu le fameux film de James Cameron ne pourront pas s’empêcher d’y penser dans les passages catastrophe et d’entendre en boucle la bande-son qui a bercé Titanic.

Cependant, le livre ne se finit pas là.

Car après la catastrophe, l’auteure s’attaque à la reconstruction. A la vie après le deuil.

Se plaçant alternativement des points de vue de Michael et d’Annie, nous assistons à toute une portion de leur vie qui finira par les réunir, tous deux.

Dans cette optique, nous faisons la connaissance de plusieurs personnages secondaires qui ont tous une importance capitale dans l’intrigue. Maggie et Daniel, Connie et sa famille, la tante d’Annie et d’Owen… Digne d’une épopée à la manière d’Autant en emporte le vent, l’auteur nous fait vivre mille épreuves dont ressortent plusieurs valeurs véhiculées par les personnages : le pardon, l’amour d’autrui, le courage, l’amour… Le roman est plus qu’une histoire d’amour comme vous pouvez le voir et le titre cache de nombreuses facettes toutes aussi importantes les unes que les autres.

Après avoir vécu le naufrage du Titanic, nous entrons ensuite dans la première Guerre Mondiale et là, avec ce que vivent nos héros, c’est à Pearl Harbor ( le film avec Ben Affleck) que vous pensez irrémédiablement.

La troisième partie de l’histoire qui en est également la dernière se lit avec une ferveur incroyable.
Les rebondissements sont tels que c’est tout bonnement impossible de lâcher le livre.

Les évènements s’enchaînent à toute vitesse et l’auteure nous fait avoir énormément de frayeurs. A chaque fois que vous pensez savoir quelque chose, la minute d’après, vous vous rendez compte que vous vous trompez. A un moment, j’ai cru voir se profiler une fin pour le moins tragique car vraiment, tous les indices laissés par l’auteure convergeaient vers celle-ci et encore une fois, Cathy Gohlke m’a surprise.

L’intrigue se déroule donc sur une bonne dizaine d’années, en arrondissant le compte. Avec ceci, nous assistons à une véritable évolution des personnages.

Michael et Annie qui étaient tous les deux adolescents dans les premières pages deviennent pleinement adultes et apprennent la dure réalité de la vie et les leçons qui en découlent et pourtant, dans le même temps, les valeurs véhiculées par leur entourage et par leur deuil commun font que tous deux changent pour le meilleur.

Par l’intermédiaire d’Annie, l’auteure nous fait vivre les étapes du deuil et du pardon et on ressort de ce récit le cœur battant et des étoiles dans les yeux.

Bien sûr, si ce livre est labellisé dans son pays comme « livre-morale », ce n’est pas pour rien. Nous sentons clairement l’influence de la religion dans les actes des personnages mais les valeurs transmises sont tellement universelles que vous n’y prêtez pas attention.

Par contre, ça ne fait plus partie de l’histoire mais le livre se termine par un questionnaire qu’a préparé l’auteure dans une optique de réflexion personnelle (c’est une tendance qui se généralise chez nos amis anglo-saxons) et là, les questions très orientées vers la religion peuvent vous gêner, oui. Mais libre à vous d’y réfléchir ou pas. Le questionnaire n’est qu’un bonus dont je ne suis même pas sûre qu’il sera inclus dans la traduction française.

Bref, ce livre vous fera passer un agréable moment de lecture et vous fera ressentir pas mal d’émotions. Celles qui ne recherchent qu’une simple romance légère devraient être déçues car le livre se concentre sur un but plus philosophique tandis que celles qui souhaitent une lecture apportant des bases de réflexion et hante pendant plusieurs jours devraient y trouver leur bonheur.

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2 réflexions sur “Promise me this (Le serment du Titanic) – Cathy Gohlke

  1. Encore un qui me tente ! J’adore l’histoire du Titanic. Aveline, je vais vraiment arrêter de passer sur ton blog. A chacun de mes passages, ma wish-list explose !

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