Darkhouse – Alex Barclay

couverture

Synopsis:

Quand une filature de routine se solde par les deux meurtres les plus atroces de sa carrière, l’inspecteur Joe Lucchesi quitte la police de New York et s’installe, avec femme et enfant, dans un village paisible au sud-est de l’Irlande. Ils sont heureux, ils sont à l’abri.

Mais ils sont sur le point de vivre un cauchemar plus terrifiant que tous ceux qu’ils ont laissés derrière eux : Katie, l’amie de leur fils, est retrouvée morte dans les bois qui bordent leur maison. Tourmenté par les rumeurs qui circulent au sujet de sa famille, Joe se lance dans une enquête solitaire, dangereuse, à l’issue incertaine. Car son fils lui ment. Sa femme lui ment. Et un tueur l’attend au tournant.

Mon avis:

Le livre s’ouvre sur une scène peu habituelle: Un kidnappeur, Donald Riggs ainsi que sa victime. On comprend qu’il s’agit d’une fillette très jeune car elle perçoit son ravisseur comme un gentil monsieur incompris et qu’il s’apprête à la rendre, apparemment, contre une rançon.

Du point de vue de la mère, quelques lignes plus tard, nous apprenons que cela fait quatre jours que sa Elise a été enlevée et qu’elle se rend sur le lieu d’échange avec un mouchard du FBI.
Et puis, au moment où toutes deux se retrouvent, la police se montre et se lance à la poursuite de Donald et comme il avait prévu ce coup, il déclenche la bombe que porte Elise autour de sa taille. Vous vous doutez bien qu’Elise et sa mère meurent sur le coup.

Quelques jours après, un certain Duke Rawlins,détenu en prison, apprend cette nouvelle et visiblement, c’est un grand choc pour lui.

Un an après, l’inspecteur Joe Lucchesi qui était en charge du kidnapping précédemment cité a pris sa retraite et a déménagé en Irlande avec sa femme, Amy et son fils adolescent, Shaun.

La vie s’écoule paisiblement dans le petit village qu’ils habitent jusqu’à ce que la petite-amie de Shaun, Katie, soit sauvagement assassinée.

Et là, tout s’enchaîne.

Alternant flashbacks de l’enfance partagée de Duke et Donald avec les scènes de l’enquête actuelle, nous faisons très vite le lien entre le passé et le présent.

Duke et Donald ont sont meilleurs amis depuis l’enfance et comme Duke a été violé à répétition depuis ses quatre ans et que Donald a une faible aura par rapport à Duke, celui-ci l’entraîne dans une pente descendante et tous deux se retrouvent très vite à chasser en tandem comme les faucons que Duke admire depuis qu’il est tout petit.

L’objet de leur chasse? Les filles, qu’ils enlèvent, violent et torturent avant de semer leurs cadavres aux quatre saisons.

Bref, dès le départ, vous connaissez l’identité des assassins.

Vous pourriez croire que vous allez vous ennuyer. Eh bien, loin de là!

L’auteure dont Darkhouse est le premier roman, raconte l’investigation avec tant d’habileté que les pages se tournent toutes seules.

Vous savez que le duo infernal est pourri jusqu’à la moelle mais ça reste toujours intéressant de voir comment leur montée graduelle dans le crime s’est faite.

Vous avez simultanément une compréhension de la manière de voir de la police d’un côté et des criminels de l’autre.

Cette schizophrénie ambiante ne vous égare jamais paradoxalement car vous savez quel est le rôle de chacun et au fur et à mesure que l’enquête avance, vous vous demandez comment Duke va se faire coincer car finalement, vous ne savez rien de ses faits et gestes actuels, tout ce que vous savez de lui, c’est son passé.

Mais!

Ce n’est pas parce que vous savez d’emblée qui est le méchant que l’histoire n’en est pas exempte.

Par exemple, vous vous rendez compte qu’un village qui peut sembler paisible à première vue recèle aussi ses sombres secrets. Entre les poivrots du coin franchement flippants et les personnes atteintes d’Alzeimer qui faussent toute une enquête par leurs allégations, il n’est pas facile de faire la part des choses.

De plus, même si vous êtes une famille respectable, il suffit d’un tout petit soupçon pour que tout à coup, vous soyez traités comme des parias et rejetés de tous. Peu importe que le père de famille soit un inspecteur reconnu. Peu importe que le fils ne boive pas ou ne touche pas à l’alcool, Alex Barclay montre comme une micro-société peut vous détruire à sa façon.

Enfin, Darkhouse comporte tout de même son lot de révélations. Lot que vous n’avez pas vu venir du tout car en nous livrant d’emblée Duke en pâture, l’auteure fait que nous ne prenons même plus le temps de réfléchir sur le récit.

D’habitude, dans une enquête, vous cherchez les indices qui font que vous allez essayer de trouver qui est le coupable mais là, comme Duke nous est révélé immédiatement, on ne fait pas ce travail de réflexion. Ce qui fait que dans les derniers chapitres, j’étais là à me dire:  » Wouah, mince, j’ai complètement raté quelque chose! »

Eh oui.

Bref, Darkhouse est un bon premier roman surtout qu’il est toujours difficile d’écrire un thriller sans tomber dans le voyeurisme sanguinaire et l’auteure m’a scotchée. Ca a été une bonne lecture plaisante et agréable.

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2 réflexions sur “Darkhouse – Alex Barclay

  1. Le résumé est alléchant mais je ne suis pas fan du tout des thrillers. La plupart du temps, je n’arrive pas à les terminer.

    • J’étais comme ça avant mais depuis peu, je suis dans une phase Thrillers 😛
      Les Giacometti et Ravenne par exemple, sont catégorisés thrillers mais je me demande pourquoi car il n’y a pas tellement de morts dedans 🙂

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