Mange, prie, aime – Elizabeth Gilbert

couverture

Synopsis:

A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse.
Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l’angoisse, le doute, l’insatisfaction… S’ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu’elle s’est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie », en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l’équilibre qu’on appelle le bonheur…
Elizabeth Gilbert nous invite à un voyage vers l’inconnu joyeux et émouvant, libéré des mascarades et faux-semblants. À travers une mosaïque d’émotions et d’expériences culturelles, elle a su conquérir le cœur de millions de lectrices qui ont aimé pleurer et rire avec elle. Et qui rêvent de changer de vie, elles aussi…

Mon avis:

J’ai passé beaucoup de semaines à le voir sans être attirée plus que ça jusqu’à ce qu’un jour, je vois la pub pour le DVD du film qui sortait et forcément, en fan de Julia Roberts que je suis, j’ai suivi le mouvement. Après tout, me suis-je fais la réflexion, si elle, elle a été intéressée pour jouer cette histoire, c’est que ça devait être pas mal. Et donc, j’ai acheté le livre.

Cependant, ce livre est resté longtemps dans ma bibliothèque sans être ouvert. Il a fallu que je me motive pas mal et après des semaines de dur labeur, ouf, je souffle!

Mange, prie, aime, c’est l’histoire d’une jeune femme trentenaire plongée au début de l’histoire en plein divorce. Elizabeth, à ce moment-là, ça pourrait être moi, vous, n’importe qui. Le banal récit d’un mariage qui a pris du plomb dans l’aile. Pas que le mari ait des torts à son actif, il ne la frappe pas, ne la trompe pas. C’est juste l’amour qui s’en est allé.

Ce qui va déclencher le périple d’Elizabeth à travers le monde, c’est un de ses nombreux moments de désespoir silencieux. Se réfugiant la nuit dans sa salle de bain, elle se demande bien ce qu’elle va pouvoir faire pour être enfin apaisée et la réponse lui vient d’elle-même:  » Vas te coucher ».
Et elle réalise que c’est la seule chose qu’elle peut faire, vu l’heure tardive de la nuit. Aller se coucher. Se reposer pour mieux affronter le lendemain.

On suit Elizabeth dans son divorce, dans sa tentative de rebondir sur ses pieds alors qu’elle entame très vite une relation avec un David sans être prête du tout et voici la trame du récit qu’elle nous livre.

Son long voyage commencera après son divorce. Voyage financé en avance par sa maison d’édition et en échange, tout ce qu’elle doit faire, c’est un compte -rendu précis de ses expéditions.

Sa première destination, c’est Rome. Elizabeth a toujours voulu apprendre l’italien et quoi de plus efficace que d’être dans la capitale de l’Italie? Là-bas, elle apprendra la notion de farniente et s’empiffrera des mets les plus succulents sans se soucier de quoi que ce soit. C’est son premier pas vers la tranquillité d’esprit; être tranquille dans son corps.

Deuxième destination: l’Inde. Convertie à l’hindouïsme lors de sa dépression, Elizabeth s’y rend pour rencontrer son gourou, son guide spirituel et apprend à être en paix avec son corps.

A ce stade -là, le récit aurait pu, pour moi, s’arrêter car être bien dans sa tête et son corps, n’est-ce pas là la finalité de tout un chacun? Une fois que t’as ça, le reste va tout seul!

La troisième et dernier destination,c’est , je pense, la manière d’Elizabeth de romancer son récit. Comment un récit peut-il se vendre s’il ne se résume qu’à une quête spirituelle après tout?
Donc, nous voilà en Indonésie. Le pays où Elizabeth va rencontrer le grand amour.
La fin de l’histoire, elle et lui font un accord: ils ne peuvent pas ne vivre que dans un seul pays, il faudra qu’ils se retrouvent dans divers endroits du globe. Voilà.

Pourquoi vous fais-je un résumé si concis?

A la base, je m’attendais à lire… je ne sais pas, un récit. Un vrai. Là, je lisais anecdote sur anecdote qui quelquefois, n’avaient aucun lien entre elles. Comme le prévient Elizabeth, son récit, ce sera comme une collier de perles. En ce sens, elle ne s’est pas trompée. Cependant, certains faits racontés et certaines descriptions sont tellement laborieuses et/ou ennuyantes que j’ai passé pas mal de lignes, voire de pages pour arriver aux rares moments d’actions.

C’est vraiment comme lire une prise de notes agrémentée de quelques discours pompeux qui ne sont là que pour remplir des pages. Du moins, est-ce mon impression.

Les personnages décrits, s’ils ne sont pas romancés, mériteraient d’être des héros de séries télés. Je repense encore à ce Ben, rencontré dans l’ashram, avec son humour texan et son attitude désinvolte. Ou bien à cette femme médecin indonésienne qui est la caricature de ces marchands de tapis qu’on trouve dans la rue. Elizabeth, elle-même, est dépeinte comme une belle femme qui s’ignore et à qui la vie sourit. C’est justement ce point qui me laisse indécise. Après tout, lorsque vous avez un super travail qui vous permet de voyager aux quatre coins du monde et des amis qui sont là pour vous jusqu’à vous donner une somme considérable d’argent pour une inconnue, pourquoi ressentez-vous le besoin de vous éloigner d’eux? Elizabeth se décrit comme un esprit libre mais je ne sais pas, ses actes me laissent indécise. J’ai eu beaucoup de mal à m’identifier à elle car finalement, ce qui la rendait malheureuse, c’était la vie stable et de sécurité que lui offrait son mari. Ce que je vois, c’est qu’elle est heureuse en n’ayant aucune attache. Mais lorsque vous aimez une personne, surtout quand c’est le grand amour de votre vie, ne souhaitez-vous pas être avec lui? Eh bien, pas elle. Elle , elle tient à son indépendance et veut continuer à jouer les baroudeurs.

Le personnage d’Elizabeth mis à part, j’ai tout de même apprécié ce récit. Quelques anecdotes m’ont fait sourire, d’autres m’ont fait rêver. Une lecture agréable dans l’ensemble mais je ne lirai pas la suite.

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4 réflexions sur “Mange, prie, aime – Elizabeth Gilbert

  1. Je suis justement en train de le lire. J’en suis à la partie trois, mais ayant d’autres priorités lectures, je l’ai mis en pause. J’en suis pas folle, pour l’instant, je préfère le film !

    • J’ai vu que les 2/3 du film 😦 Je suis dégoutée, mon DVD ne veut absolument pas lire la dernière partie. Alors, pour moi, la dernière scène que j’ai vue, c’est le mariage de la jeune fille. Je sais même pas à quoi ressemble Javier. Je suis frustrée

  2. Il m’attends dans ma PAL depuis un bon petit moment déjà mais je n’ai toujours pas réussi à le sortir :s j’ai peur d’être déçue :s
    Quel est le titre de la suite de ce livre ?

    • Si tu lis l’anglais, ca s’appelle : « Committed: A love story ». Ca raconte le mariage d’Elizabeth avec l’homme qu’elle a rencontré en Indonésie et c’est une réflexion sur le mariage et ce qu’il implique dans le monde entier 😉 En français, le titre est: Mes alliances

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